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Syrie : les djihadistes s'installent au centre de Kobané

La coalition contre le groupe armé État islamique a mené de nouvelles frappes aériennes sur Kobané, en Syrie, lundi.

La coalition contre le groupe armé État islamique a mené de nouvelles frappes aériennes sur Kobané, en Syrie, lundi.

Photo : Umit Bektas / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le groupe armé État islamique, qui tente de s'emparer de la ville kurde de Kobané en Syrie depuis près d'un mois, aurait réussi pour la première fois à prendre position au centre de la localité.

Les djihadistes contrôlent maintenant la moitié de la ville, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Auparavant, ils venaient de l'est, avançaient, puis reculaient, mais cette fois ils se sont bien installés [au centre]. Ils contrôlent désormais la moitié de la localité.

Une citation de :Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme

Les combats entre les forces kurdes, appuyées par la coalition menée par les États-Unis, et les djihadistes se sont poursuivis sans relâche lundi. La coalition aurait mené au moins cinq frappes aériennes dans les faubourgs de Kobané, rapporte l'OSDH.

Rencontre au sommet mardi 

Des chefs militaires d'une vingtaine des pays de la coalition contre le groupe État islamique (EI) doivent se rencontrer à Washington mardi. La réunion doit rassembler tous les partenaires européens et les cinq pays arabes (Bahreïn, Jordanie, Qatar, Arabie saoudite et Émirats arabes unis) qui jouent un rôle actif dans les frappes aériennes en Syrie en cours depuis maintenant trois semaines.

Les États-Unis essaient d'obtenir du gouvernement turc qu'il ouvre ses bases aériennes aux avions américains pour leur permettre de mener des raids en Syrie et en Irak contre l'EI. Actuellement, les avions américains utilisés pour les bombardements décollent de bases aériennes plus éloignées, au Qatar, au Koweït et aux Émirats arabes unis.

Des informations contradictoires ont circulé ces derniers jours, un responsable américain affirmant qu'il y avait eu un accord avec la Turquie, ce qu'a nié Ankara lundi. Les relations entre les deux pays de l'OTAN sont tendues. Ankara se refuse toujours à appuyer la coalition, jugeant le régime de Bachar Al-Assad et les Kurdes plus menaçants que les djihadistes.

Trois attentats en Syrie

La journée de lundi a aussi été marquée par trois explosions à la voiture piégée déclenchées par des kamikazes dans les faubourgs de Kobané, selon l'OSDH. Ces attaques sont attribuées à l'EI. On ignore le nombre exact de victimes.

Notre dossier

Le retour de l'esclavage sous l'EI

En Irak, les réfugiés de la minorité yézidie, qui ont fui les combats, témoignent d'histoires d'horreur. Ils affirment que les djihadistes tuent leurs victimes à bout portant et enterrent des femmes et des enfants vivants.

L'EI a admis pour la première fois, dans son plus récent magazine de propagande, détenir et vendre des Yazidis capturés dans le nord de l'Irak comme esclaves.

Les États-Unis craignent par ailleurs que la province d'Al-Anbar à majorité sunnite, dans l'ouest de l'Irak, tombe entièrement aux mains de l'EI, après une série d'attaques des djihadistes qui a encore affaibli les positions de l'armée.

Dimanche, 300 soldats ont abandonné le camp qu'ils occupaient près de la ville de Hit, qui était l'un des derniers bastions du gouvernement de la province d'Al-Anbar.

Selon l'ONU, les combats pour la prise de la ville ont poussé 180 000 personnes à la fuite.

L'avancée des djihadistes de l'État islamique (EI)
Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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