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Gabriel Nadeau-Dubois s'interroge sur le passé politique du porte-parole de TransCanada

Gabriel Nadeau-Dubois
Radio-Canada

Après le député solidaire Amir Khadir, c'est au tour de l'ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois de mettre en lumière le passé politique du porte-parole de la compagnie TransCanada, Philippe Cannon.

Dans sa chronique du lundi dans le journal Ricochet, Gabriel Nadeau-Dubois laisse entendre que la feuille de route du lobbyiste dans les cabinets ministériels libéraux soulève de sérieux doutes au regard du rôle qu'il joue présentement auprès de l'entreprise albertaine.

« Philippe Cannon était attaché de presse de Mme Beauchamp lorsque celle-ci était ministre de l'Environnement. Or, c'est exactement auprès de ce ministère-là que TransCanada fait actuellement des représentations pour obtenir un permis de continuer ses forages dans le Saint-Laurent », rappelle celui qui a fait la connaissance de Philippe Cannon lors du printemps érable.

Gabriel Nadeau-Dubois affirme qu'il pose la question avec en toile de fond « la transparence, la crédibilité et l'indépendance de nos institutions politiques ». La question de la proximité entre le politique et le privé inquiète beaucoup l'auteur de l'essai Tenir tête.

Philippe Cannon, porte-parole de l'entreprise TransCanadaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Philippe Cannon, porte-parole de l'entreprise TransCanada.

Photo : Radio-Canada

« Est-ce que c'est normal qu'aussi rapidement, deux ans après avoir quitté un poste influent au sein de l'État québécois, on ait ce genre d'employé politique qui fait des activités de lobbyisme? Je pense que c'est une question qui concerne tout le monde », fait valoir le chroniqueur.

« Je ne remets pas en doute les compétences de M. Cannon, encore moins sa valeur personnelle. D'ailleurs, mes quelques rencontres avec cet homme m'ont laissé un plutôt bon souvenir. Reste qu'on peut se demander quelles ont été les motivations principales de son employeur lorsqu'on lui a confié un mandat de lobbyisme d'une telle importance », écrit M. Nadeau-Dubois.

Nos médias se sont manifestement résignés à l'existence du phénomène des portes tournantes entre le secteur privé et l'État québécois. Voilà un manquement réel aux devoirs du journalisme en démocratie.

Gabriel Nadeau-Dubois

Gabriel Nadeau-Dubois voudrait voir renforcer les lois qui régissent la pratique du lobbyisme afin de limiter sévèrement le phénomène des allers-retours entre le secteur privé et l'État québécois.

Il égratigne au passage les médias qui, selon lui, sont demeurés étrangement silencieux sur cet aspect de la question. « Faut-il conclure que pour le monde médiatique, la situation est tout à fait normale? Il faut avoir une bien curieuse définition de l'intérêt public pour considérer que cette information n'est pas digne d'une couverture importante », de conclure l'essayiste.

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