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Cycliste heurté à mort par une auto-patrouille : « C'est un accident » - le chef de police de Québec

Michel Desgagné, chef du Service de police de la Ville de Québec.

Michel Desgagné, chef du Service de police de la Ville de Québec.

Radio-Canada

Même si l'enquête de la Sûreté du Québec (SQ) sur l'accident mortel impliquant un cycliste et une auto-patrouille de la police de Québec en septembre dans Saint-Roch n'est pas terminée, le chef de la police de Québec affirme d'ores et déjà qu'il s'agit d'un accident.

« C'est un accident pour nous, un accident regrettable », a dit Michel Desgagné ce matin, en entrevue à Première heure, sur les ondes d'ICI Radio-Canada Première.

C'est la première fois que Michel Desgagné réagit, sur les ondes de Radio-Canada, depuis les événements du 3 septembre, qui ont profondément bouleversé le quartier Saint-Roch. Il avait accordé une entrevue au quotidien Le Devoir quelques jours plus tôt.

Pensez-vous que les policiers [...] ce matin-là se sont levés avec l'intention de? Il faut prendre le temps d'analyser comme il le faut la situation.

Michel Desgagné, chef de la police de Québec

Guy Blouin, un cycliste de 48 ans, a succombé à ses blessures après avoir été heurté par une auto-patrouille. Comme le veut la procédure ministérielle, l'enquête a été transférée à la SQ.

« Il fallait laisser descendre un peu la pression »

Le chef de la police de Québec se défend d'avoir mis trop de temps à réagir dans les médias. « Je pense qu'il était peut-être trop tôt. C'était émotif, autant pour nous, pour les policiers, pour moi, que pour la population », dit-il.

« On a fait le travail qu'il fallait, je pense, à ce moment-là [...] Il fallait laisser descendre un peu la pression. Les gens avaient le goût de s'exprimer, il fallait qu'ils s'expriment. Moi, malheureusement, je devais garder une distance », explique Michel Desgagné.

Ce dernier déplore d'ailleurs que les policiers soient tenus au silence dès qu'une enquête indépendante est enclenchée.

« Malheureusement, lors d'une enquête indépendante, le silence de tous, du service de police comme du mandataire, qui est le ministère de la Sécurité publique, ça donne une mauvaise impression à la population, qu'on veut cacher des choses », souligne-t-il.

Michel Desgagné affirme que les policiers de Québec collaborent à 100 % avec les enquêteurs de la SQ chargés de faire la lumière sur les événements du 3 septembre dernier.

« Nous, on collabore entièrement au processus puis on a bien hâte, nous aussi, de connaître les conclusions », dit-il.

Propos nuancés

Dans une deuxième entrevue accordée à Radio-Canada, Michel Desgagné a nuancé ses propos, croyant avoir semé la confusion en utilisant le terme « accident ». « Ce n'est pas un banal accident, c'est un accident routier qui est malheureux et je l'ai qualifié comme ça en attendant d'avoir tous les rapports et tous les faits. Peut-être que je devrai reprendre mes paroles à ce niveau-là à un moment donné », a-t-il précisé mardi, tout en soulignant qu'il aurait peut-être dû utiliser le mot incident plutôt qu'accident. 

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