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Un expert en gouvernance s'oppose au bilinguisme officiel à Ottawa

Le professeur de gestion Gilles Paquet de l'Université d'Ottawa (2014-10-12)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Mis à jour le 

Une nouvelle voix se joint à celle du maire sortant Jim Watson pour s'opposer à la désignation bilingue officielle de la Ville d'Ottawa.

Le directeur de recherche au Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa, Gilles Paquet, a récemment signé un article allant dans ce sens dans la revue Optimum, un journal spécialisé du secteur public.

Il estime que la Ville et le maire sortant, Jim Watson, en font déjà suffisamment, même si la politique actuelle, qui fonctionne bien, peut être améliorée.

À partir du moment où vous lui mettez un fusil sur la tempe, vous l'empêchez de travailler.

Gilles Paquet, directeur de recherche au Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa

Surtout, constitutionnaliser le débat, ouvrirait la voie, selon lui, aux griefs et créerait des tensions coûteuses et inutiles.

« J'ai un peu peur qu'on déclenche des antipathies, des acrimonies, qui n'ont aucune raison d'exister. Parce que s'il y a une chose qu'Ottawa a montrée au cours des derniers 40 ans, c'est sa capacité d'ouverture d'esprit, de penser régionalement », soutient-il.

M. Paquet déplore également l'attitude d'un groupe de citoyens qui militent pour une désignation officielle bilingue de la Municipalité.

Je vois énormément de maléfices attachés à cette situation-là et je ne vois aucun gain important en terme de francisation.

Gilles Paquet, directeur de recherche au Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa

Gilles Paquet affirme que Jim Watson fait du très bon travail et que les services en français ont été bonifiés à de nombreuses reprises dans les 40 dernières années.

Des réactions

Cette sortie fait vivement réagir le coordonnateur national du Mouvement pour une capitale officiellement bilingue.

Jacques de Courville NicolAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jacques de Courville Nicol, coordonnateur national du Mouvement pour une capitale officiellement bilingue. (11-10-14)

« M. Paquet ose de sa haute tribune et de son cheval blanc, pisser sur le peuple en leur disant : "C'est moi qui mène, c'est moi qui a la raison, et puis vous autres, vous êtes juste des suiveux, vous êtes juste là pour faire du grabuge et de la discorde." Ce n'est pas vrai », martèle Jacques de Courville Nicol.

À son avis, Gilles Paquet comprend mal l'intention du mouvement.

« On n'est pas là pour se battre avec les Anglais. On est là pour essayer de faire des ponts avec les anglophones », souligne-t-il.

D'après le reportage de Laurie Trudel

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