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Des caricatures étudiantes qui ne passent pas

Le journal Le Front

Des carricatures dans l'édition du 8 octobre du journal Le Front soulève un tollé à Moncton.

Photo : Antoine Trépanier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux caricatures parues dans le journal des étudiants de l'Université de Moncton, Le Front, soulèvent colère et indignation dans les réseaux sociaux.

Dans son édition du 8 octobre, le caricaturiste Fabrice Kayode signe deux caricatures qui méprisent le féminisme.

Dans la première caricature, une femme tient en laisse un homme et on peut lire dans la bulle, « Soumettez-vous au féminisme dans ma campagne ''He for She''! C'est pour l'égalité des sexes », en référence à la campagne que mène l'actrice britannique Emma Watson pour l'équité et l'égalité des sexes.

Puis, dans le texte en dessous du dessin, on peut y lire : « He for She, C'est vrai, l'égalité des sexes c'est important. Emma Watson doit nous rappeler que nous vivons dans une société patriarcale, qui opresse [sic] les femmes... Alors qu'elles peuvent ruiner la vie des hommes en faisant de fausses accusations de viol, ou battre leur enfants [sic] ou leur maris [sic] sans conséquences judiciaires... Il est beau le système. »

Dans les médias sociaux, plusieurs internautes ont exprimé leur mécontentement par rapport aux deux caricatures. Au moins une plainte a officiellement été formulée.

Même à la Fédération des étudiantes et étudiants du campus de l'Université de Moncton, on a tenu à se dissocier du journal.

Le rédacteur en chef du Front, Valentin Depret, n'a pas répondu aux appels de Radio-Canada. Cependant, nous avons obtenu une correspondance de M. Depret et d'une ancienne de l'Université de Moncton qui s'est plainte de la publication de telles caricatures.

Dans sa réponse, M. Depret affirme avoir reçu plusieurs « réactions négatives à ces caricatures ». M. Depret affirme avoir rencontré le caricaturiste pour traiter de ce dossier. Un dessin et un mot d'excuse devraient paraitre dans la prochaine édition du Front, le 15 octobre 2014.

Valentin Depret :

« Il s'avère qu'il n'avait en aucun cas l'intention de choquer ou blesser certains étudiants ou étudiantes de l'Université de Moncton, mais de souligner un paradoxe de société (qu'il n'a visiblement pas réussi à exprimer de façon subtile et respectueuse). »

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