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Landry soutient PKP et fustige Lisée

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Bernard Landry

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-premier ministre Bernard Landry ajoute sa voix au débat en cours sur le conflit d'intérêts possible auquel s'exposerait Pierre Karl Péladeau, patron de Québecor, s'il devenait chef du PQ.

S'exprimant lors de l'émission Pas de midi sans info d'ICI Radio-Canada, l'ancien chef péquiste trouve que la discussion est mal menée, « parce qu'on vise un député » et qu'« il y a des implications partisanes extrêmes ». Pour lui, il est clair que « les libéraux ne veulent pas PKP à la tête du PQ. La CAQ ne le veut pas non plus ».

Bernard Landry convient que l'élection de l'actionnaire majoritaire de Québecor à la tête du PQ serait problématique, mais il est convaincu qu'il y a une solution à ce casse-tête politique, loin de toute partisanerie. « Je pense qu'il y a un problème, mais il est réglable par les fiducies sans droit de regard, par ce que des sages de la gestion, et non partisans, pourraient recommander », fait-il remarquer.

« On a suffisamment de juristes, d'avocats et d'experts au Québec pour trouver une solution à un problème réel, mais qui ne doit pas être réglé de façon injuste, en forçant une des grandes familles entrepreneuriales du Québec à renoncer à ses actions.  »

— Une citation de  Bernard Landry

Par ailleurs, Bernard Landry n'est pas outré d'apprendre que le député Pierre Karl Péladeau soit intervenu auprès du gouvernement au profit de son entreprise. « Le fait que ça soit fait en transparence, au très grand public, je pense que c'est correct », a-t-il dit.

Lisée n'a pas d'avenir à la tête du PQ

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Jean-François Lisée et Pierre Karl Péladeau

Photo : La Presse canadienne / PC/Clement Allard / Jacques Boissinot

Invité à commenter les envolées de Jean-François Lisée sur PKP et la charte des valeurs, M. Landry pense qu'il n'y a plus « d'avenir de direction du PQ » pour le député de Rosemont : « Parce qu'il rêvait de ce poste, son attitude l'a rendu plus critiquable ».

Il juge « surprenant ce comportement de Jean-François Lisée. Il était membre du Conseil des ministres, profitait des avantages (le salaire, les grosses équipes de travail, les chauffeurs, les limousines), et puis il est contre une politique qui était au cœur de la campagne électorale [le projet de charte des valeurs] ».

« Moi je le trouve [Jean-François Lisée] d'une extrême intelligence, et je ne veux pas être cruel à son endroit, mais il m'a semblé parfois que son jugement est inversement proportionnel. »

— Une citation de   Bernard Landry

Landry reproche aussi à Lisée d'avoir déclaré qu'il n'était pas seul dans le cabinet Marois à ne pas être d'accord avec le projet de charte. Il y voit une manière de « révéler un secret du Conseil des ministres ».

« Quand on est ministre et aller se désolidariser sur un sujet aussi majeur, disons qu'il y a un retard au moins. Il aurait dû à l'époque dire : ''je ne suis pas d'accord et à cause de la règle de la solidarité ministérielle, je dois quitter ma fonction'' » note l'ancien premier ministre.

En référence à la position de M. Lisée, qui soutient que PKP ne peut pas être chef du PQ tout en restant à la tête de Québecor, l'ex-chef péquiste croit que ce jeu « n'est pas noble en politique ». Il en déduit que le député de Rosemont n'a aucune chance de diriger le PQ, en écho aux propos tenus la veille par Louise Beaudoin.

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