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Les chefs militaires de la coalition contre EI se concerteront à Washington

Des positions de l'État islamique à Kobané bombardées par l'aviation de la coalition

Des positions de l'État islamique à Kobané bombardées par l'aviation de la coalition

Photo : Umit Bektas/Reuters

Radio-Canada

Les chefs militaires de 21 pays de la coalition menée par les États-Unis pour lutter contre le groupe armé État islamique (EI) se réuniront mardi prochain à Washington, pendant que l'organisation terroriste gagne du terrain dans la ville syrienne de Kobané.

Vendredi, les membres de l'EI ont pris le contrôle du quartier général des forces kurdes dans cette ville du nord de la Syrie. Selon les agences de presse, les forces de l'EI se sont emparées de ce que les Kurdes appellent le « carré de sécurité ».

Situé dans le nord de Kobané, ce secteur comprend le complexe militaire des Unités de protection du peuple (principale milice kurde syrienne), la base des Assayech (forces de sécurité kurde) ainsi que le siège du conseil local de la ville.

Pendant ce temps, les terroristes pilonnent le dernier poste frontalier entre Kobané et le territoire turc, pour éventuellement compléter l'encerclement de la ville et isoler les pershmerga kurdes qui y combattent, leur coupant toute retraite vers la Turquie.

Appuyés par des blindés et de l'artillerie légère, les miliciens de l'EI assaillent la ville sur trois axes, soit par le sud, l'est et l'ouest.

De son côté, la coalition dirigée par les États-Unis poursuit ses frappes aériennes contre le groupe armé pour retarder sa progression.

Selon des militants, les combats dans la région de Kobané auraient fait plus de 500 morts en une semaine.

Quatre personnes exécutées en Irak par l'EI

Le groupe terroriste EI a exécuté vendredi en public un caméraman irakien, son frère et deux autres civils dans un village au nord de Bagdad, selon ce que rapportent leurs familles. 

Le caméraman de 37 ans, Raad al-Azzawi, travaillait pour la chaîne de télévision locale Sama Salaheddine.

Une combattante de la branche kurde syrienne au frontAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une combattante de la branche kurde syrienne au front

Photo : Getty/AFP

L'ONU redoute un massacre 

À Genève, l'émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie a pressé la Turquie de laisser les volontaires kurdes traverser la frontière pour défendre la ville assiégée. Les autorités turques interdisent aux quelque 200 000 Kurdes de Kobané qui ont fui en Turquie de traverser la frontière dans l'autre sens.

Constatant la progression de jour en jour des djihadistes dans les rues de Kobané, l'émissaire spécial de l'ONU, Staffan di Mistura, a dit craindre un massacre dans la ville kurde, où des centaines de civils se trouvent toujours, notamment des personnes âgées.

« Chacun doit faire tout ce qu'il peut pour empêcher cela », a rappelé Staffan di Mistura au gouvernement turc, qui refuse d'engager ses forces en Syrie pour soutenir les peshmerga qui défendent Kobané seuls depuis trois semaines.

« J'espère que nous ne verrons pas des gens se faire décapiter » , a déclaré l'émissaire de l'ONU, ajoutant qu'il ne voulait pas d'un autre Srebrenica.

La Turquie doit respecter le droit de se défendre de Kobané. L'ONU ne veut pas d'un autre Srebrenica.

Staffan di Mistura, émissaire spécial de l'ONU pour la Syrie

Srebrenica est une ville de l'ex-Yougoslavie où 6000 à 8000 hommes et adolescents bosniaques musulmans ont été massacrés par les forces serbes de Bosnie en 1995 dans le cadre d'une politique d'épuration ethnique.

Les Kurdes de Turquie aux abois

L'inaction du gouvernement turc face au siège de Kobané alimente de violentes manifestations dans la communauté kurde de Turquie. Depuis lundi, au moins 31 personnes ont été tuées et 360 autres, blessées lors de violentes émeutes et d'affrontements interreligieux en Turquie qui se sont soldés par l'arrestation de plus de 1000 manifestants, selon un bilan officiel des autorités turques.

La plupart des manifestants ont été tués dans le sud-est du pays, où les Kurdes sont majoritaires, lors d'affrontements avec des partisans de mouvements islamistes ou nationalistes turcs.

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