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L'État islamique repoussé dans les faubourgs de Kobané

Les États-Unis mènent des frappes sur Kobané.

Les États-Unis mènent des frappes sur Kobané.

Photo : Murad Sezer / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que la pression s'accentue sur la Turquie pour une action militaire en Syrie, les forces kurdes, soutenues par des raids aériens de la coalition, ont repoussé mercredi matin les djihadistes de l'État islamique dans les faubourgs de Kobané dans le nord de la Syrie.

Selon un responsable de l'administration kurde à Kobané cité par Reuters, les djihadistes « sont désormais à l'extérieur des entrées de la ville ».

Cette retraite du groupe armé État islamique est due essentiellement à une série d'attaques aériennes américaines très ciblées contre des positions clés de l'EI dans la ville.

Selon le commandement américain, six vagues d'attaques aériennes ont permis de détruire des blindés, des pièces d'artillerie et des retranchements dans les secteurs de Kobané contrôlés par l'EI.

La puissance des raids aériens a obligé l'EI à battre en retraite.

« C'est leur plus gros recul depuis leur entrée dans la ville et nous pouvons considérer cela comme le début du compte à rebours avant leur retrait du secteur. »

— Une citation de  Idris Nassan, responsable de l'administration kurde de Kobané

Plusieurs quartiers de l'est et du sud-ouest de Kobané, assiégée par les djihadistes depuis une vingtaine de jours, étaient passés sous contrôle de l'EI en début de semaine.

On craignait au cours des dernières heures la prise de la ville défendue avec l'énergie du désespoir par les combattants peshmerga kurdes.

Selon plusieurs experts, les raids aériens menés par la coalition internationale contre l'EI ne font que retarder la progression des djihadistes qui ont conquis de larges territoires de la Syrie et de l'Irak où ils ont proclamé un califat à la fin de l'été.

Les Kurdes de Turquie indignés par la passivité d'Ankara 

Pendant ce temps, la pression se fait de plus en plus forte sur le gouvernement turc pour qu'il intervienne militairement contre l'EI dans le nord de la Syrie pour protéger les populations locales des exactions commises par les djihadistes.

La chute imminente de Kobané mardi, troisième ville kurde en importance, a provoqué d'importantes manifestations prokurdes en Turquie qui ont sombré dans la violence.

Des manifestants prokurdes dans les rue de Diyarbakir, en Turquie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestants prokurdes dans les rue de Diyarbakir, en Turquie.

Photo : Stringer Turkey / Reuters

Au moins 18 manifestants ont été tués au cours de heurts avec les forces de l'ordre turques, dont neuf à Diyarbakir, la plus grande ville kurde de Turquie.

Un couvre-feu a été instauré dans cinq provinces à prédominance kurde du sud-est de la Turquie.

Les populations kurdes de Turquie et les dizaines de milliers de réfugiés kurdes syriens qui fuient l'avance de l'EI sont ulcérés par l'absence de soutien de la Turquie et la passivité de son gouvernement face à l'avancée des djihadistes dans le nord de la Syrie. 

Notre dossier

Paris favorable à une zone tampon entre la Turquie et la Syrie

En Europe, le président français François Hollande a appuyé la proposition d'Ankara d'établir une zone tampon entre la Syrie et la Turquie pour protéger les réfugiés kurdes et syriens qui fuient l'avancée de l'EI.

« Le président de la République a insisté sur la nécessité d'éviter le massacre des populations au nord de la Syrie », a indiqué l'Élysée, à l'issue d'un entretien téléphonique entre M. Hollande et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan.

Sans s'engager dans un échéancier, les présidents français et turc ont convenu mercredi d'aider davantage l'opposition syrienne qui lutte à la fois contre l'État islamique et le régime du président syrien Bachar al-Assad. Aucun soutien turc aux combattants kurdes du nord de la Syrie n'a été évoqué.

Pour le moment, Washington et Londres réservent encore leur réponse sur l'établissement d'une zone tampon entre la Syrie et la Turquie. Le secrétaire d'État américain, John Kerry, et son homologue britannique, Philip Hammond, se sont dit prêts mercredi à « examiner » l'idée.

Le rôle du Canada : défendre et élargir des corridors humanitaires

Questionné sur le rôle que rempliront les chasseurs canadiens déployés dans le cadre des frappes aériennes de la coalition, le ministre du Développement internatioal, Christian Paradis, a déclaré que le rôle du Canada en Irak sera d'élargir des corridors humanitaires qui permettront d'acheminer de l'aide aux populations éprouvées par la guerre.   

Une déclaration qui tranche avec la version de son gouvrernement qui affirme déployer une demi-douzaine de chasseurs F-18 dans la région pour prendre par aux frappes aériennes de la coaltion internationale contre l'État islamique.

Par ailleurs, Washington a félicité le Canada hier, par voie de communiqué, d'avoir engagé des forces aériennes aux côtés de la coalition internationale contre l'EI den Irak et en Syrie. 

L'avancée des djihadistes de l'État islamique (EI)
Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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