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Manifestations sanglantes de Kurdes contre l'inaction d'Ankara face à l'EI 

Manifestants pro-kurdes à Istanbul

Manifestants pro-kurdes à Istanbul

Photo : ? Osman Orsal / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moins neuf personnes ont été tuées et des dizaines d'autres, blessées lors de manifestations dans plusieurs villes turques, où des milliers de Kurdes ont dénoncé le refus d'Ankara d'intervenir militairement dans la ville syrienne de Kobané afin de stopper la progression des terroristes du groupe armé État islamique (EI).

Dans plusieurs endroits, les forces de l'ordre ont dispersé avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau les protestataires, dont certains ont incendié des véhicules et des pneus.

Les autorités ont imposé un couvre-feu dans plusieurs secteurs de la province frontalière de Mardin, selon des médias turcs.

Organisés à l'appel du Parti républicain populaire, principal parti politique kurde de Turquie, ces rassemblements ont eu lieu essentiellement dans des villes de provinces à majorité kurde, dans l'est et le sud-est du pays, ainsi que dans de grandes villes, comme Ankara et Istanbul.

Les 15 millions de Kurdes de Turquie représentent 20 % de la population du pays.

Les Kurdes de Turquie expriment leurs doléances jusqu'en Europe

Des Kurdes ont également exprimé leur mécontentement dans plusieurs villes européennes, notamment en Allemagne, en Autriche, aux Pays-Bas et en Norvège.

À Bruxelles, une cinquantaine de manifestants ont réussi à pénétrer dans l'enceinte du Parlement européen. Après avoir rencontré certains d'entre eux, le président du Parlement, par Martin Schulz, a promis de discuter du dossier avec l'Union européenne et l'OTAN.

Erdogan réclame une opération terrestre et une intensification des frappes

Le président turc Recep Tayyip ErdoganAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan

Photo : Umit Bektas / Reuters

« Des mois ont passé et nous n'avons obtenu aucun résultat. Kobané est sur le point de tomber » aux mains de l'EI, a averti le président turc, Recep Tayyip Erdogan, disant que son pays avait averti l'Occident. Il a par ailleurs jugé nécessaire une opération terrestre de la coalition internationale, mais il a rappelé que la Turquie n'interviendra qu'à certaines conditions.

« Nous demandons trois choses : la création d'une zone d'exclusion aérienne; la déclaration d'une zone de sécurité parallèle à cette région; et que l'opposition modérée en Irak et en Syrie soit entraînée et équipée. »

— Une citation de  Le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Un haut responsable turc a également annoncé que son pays a demandé aux États-Unis d'intensifier leurs frappes aériennes afin d'empêcher les terroristes de s'emparer de Kobani.

En dépit du feu vert qu'a donné le Parlement à une opération militaire en Syrie et en Irak contre l'EI, le gouvernement islamo-conservateur a refusé de voler au secours des Kurdes de Kobané. Des chars turcs et d'autres forces terrestres sont pourtant déployés à quelques centaines de mètres de la ville.

Depuis le début de l'offensive des djihadistes de l'EI à Kobané, il y a trois semaines, la Turquie a accueilli sur son territoire plus de 180 000 réfugiés ayant quitté Kobané pour passer la frontière.

Avec les informations de Reuters, Associated Press, et Agence France-Presse

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