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La CAQ veut forcer PKP à choisir entre Québec et Québecor

Le chef de la CAQ, François Legault

Le chef de la CAQ, François Legault

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La CAQ a déposé une motion pour interdire à tout député de détenir une majorité d'actions dans une entreprise médiatique. La motion, dirigée contre le député péquiste Pierre Karl Péladeau, sera débattue mercredi à l'Assemblée nationale. 

Le libellé de la motion dans sa première version demande « qu'un député, ou un membre de sa famille immédiate, ne puisse d'aucune façon détenir directement ou indirectement la majorité des actions ou une position de contrôle dans une entreprise médiatique ».

En conférence de presse cet après-midi, le chef de la CAQ, François Legault, a déclaré : « Il est clair pour nous qu'il y a un conflit d'intérêts » tant que M. Péladeau détient la majorité des actions de son groupe médiatique.

Une fiducie sans droit de regard ne réglerait pas le problème. 

François Legault, chef de la CAQ

Selon M. Legault, qui a insisté sur l'indépendance des médias, on ne peut pas permettre qu'un homme politique contrôle les organes de presse.

Si elle était adoptée, la motion viendrait modifier les dispositions du Code d'éthique et de déontologie des membres de l'Assemblée nationale. Toutefois, elle a n'a qu'une valeur morale et n'est donc pas légalement contraignante.

En entrevue à Radio-Canada, l'ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe s'est montré plus prudent. Il estime que les chefs de partis doivent être soumis aux mêmes conditions que les ministres et le premier ministre parce qu'ils peuvent potentiellement accéder au poste de premier ministre, tandis que tous les députés ne seront pas nécessairement ministres.

Aux yeux de M. Duceppe, il faut préserver les propriétés québécoises.

Si les médias d'information tombent dans les mains d'intérêts étrangers, ça pose un problème.

Gilles Duceppe

Pierre Karl Péladeau s'est contenté de rappeler qu'il avait déjà fait connaître sa position et qu'il n'avait rien à ajouter. M. Péladeau avait déclaré samedi qu'il n'avait pas l'intention de vendre ses actions dans Québecor qui lui avaient été léguées par son père. Il répondait à son collègue Jean-François Lisée, qui lui suggérait de céder ses actions avant de briguer la chefferie du PQ.

Couillard entre dans la mêlée contre PKP

Les libéraux de Philippe Couillard n'ont pas manqué, eux aussi, de critiquer les péquistes, les accusant de faire preuve de « deux poids deux mesures » en faveur de Pierre Karl Péladeau, candidat potentiel à direction du PQ, qui a déjà dit qu'il n'avait pas l'intention de vendre ses actions.

Ce matin, le premier ministre Philippe Couillard y est également allé de son commentaire.

Comment réagiraient-ils si un chef de parti adversaire pour eux détenait une part importante d'un grand groupe de presse?

Le chef libéral Philippe Couillard

M. Couillard a demandé aux députés du PQ de se soumettre aux mêmes critères éthiques.

En 2009, la députée péquiste Agnès Maltais s'était indignée de la situation du ministre libéral du Travail, David Whissell, même s'il avait confié à une fiducie sans droit de regard ses actions dans une entreprise familiale. M. Whissell avait fini par démissionner.

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