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Ebola : premier cas de contamination à l'extérieur de l'Afrique

Ana Mato, ministre espagnole de la Santé (centre)

Ana Mato, ministre espagnole de la Santé (centre)

Photo : Paul White (AP)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une infirmière espagnole a contracté le virus d’Ebola, a annoncé aujourd’hui le ministère de la Santé. Il s’agit de la première contamination connue hors du continent africain.

« C'est une professionnelle de la santé qui a soigné les derniers malades, rapatriés et qui avaient été admis à l'hôpital Carlos III. »

— Une citation de  Mercedes Vinuesa, directrice de la Santé publique

Au moins une trentaine de personnes du personnel médical qui se sont occupées des prêtres espagnols contaminés par la maladie sont sous surveillance afin de s’assurer qu’ils ne sont pas eux-mêmes atteints, a indiqué un responsable de la santé.

Le père Garcia Viejo, décédé le 25 septembre à l'hôpital Carlos III de Madrid avait été rapatrié trois jours plus tôt de la Sierra Leone, l'un des pays d'Afrique de l'Ouest les plus sérieusement touchés par cette épidémie de fièvre hémorragique.

Un autre missionnaire espagnol, le père Miguel Pajares, âgé de 75 ans, avait succombé à Ebola dans un hôpital de Madrid en août. Il avait contracté la maladie au Liberia, où il effectuait une mission pour une ONG.

L'infirmière contaminée repose dans un état stable à l'hôpital d'Alcorcon, dans la banlieue de la capitale. Elle était partie en congé après le décès du prêtre et, depuis, n'avait  pas repris son travail. Elle a commencé à se sentir mal le 30 septembre.

Un employé norvégien de Médecins sans frontières (MSF) en mission en Sierra Leone a été infecté par le virus Ebola et doit être rapatrié en Norvège dans la nuit, ont annoncé lundi l'organisation et les autorités sanitaires norvégiennes.

Traitement expérimental

Par ailleurs, le Libérien hospitalisé depuis plusieurs jours au Texas aux États-Unis a reçu un traitement expérimental alors que son état demeure « très grave, mais stationnaire », a indiqué le centre hospitalier Texas Health Presbyterian à Dallas.

La firme pharmaceutique américaine Chimerix a annoncé lundi que la Food and Drug Administration des États-Unis a autorisé l'utilisation de son médicament antiviral expérimental. Le brincidofovir a été conçu pour lutter contre d'autres virus, mais des tests en laboratoire permettent d'espérer une efficacité contre l'Ebola. 

Les autorités américaines n’envisagent pas d'interdire pour le moment l'entrée aux États-Unis pour les passagers venant des pays d'Afrique de l'Ouest touchés par l'épidémie de fièvre Ebola. Elles précisent toutefois que les contrôles dans les aéroports pourraient être renforcés.

Selon un bilan de l'OMS arrêté au 1er octobre, l'épidémie d'Ebola a déjà fait 3439 morts parmi les quelque 7500 personnes qui ont été infectées dans cinq pays d'Afrique de l'Ouest, principalement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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