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Un massothérapeute condamné pour agression sexuelle peut toujours pratiquer

Le massothérapeute Laurie Thompson peut continuer de pratiquer son métier malgré une condamnation pour aggression sexuelle.

Le massothérapeute Laurie Thompson peut continuer de pratiquer son métier malgré une condamnation pour aggression sexuelle.

Photo : (Facebook)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Aucune loi n'empêche le massothérapeute saskatchewanais Laurie Thompson de pratiquer son métier même s'il a été reconnu coupable d'agression sexuelle. L'Association des massothérapeutes de la province croit que cette situation démontre la nécessité de réglementer la pratique de la massothérapie.

Laurie Thompson a été reconnu coupable le 26 septembre dernier d'avoir agressé plusieurs fois une patiente ayant un âge mental d'environ 12 ans. Le massothérapeute était un proche de la famille de la victime et il connaissait bien cette dernière. L'avocat du massothérapeute a tenté de convaincre le juge que son client n'était pas en position d'autorité contrairement d'autres professionnels de la santé et que le consentement était éclairé. Le juge n'a toutefois pas retenu cet argument.

En attendant de recevoir sa peine, Laurie Thompson a décidé de ne pas pratiquer la massothérapie même si rien ne l'en empêche. Son avocat a aussi indiqué que son client prendrait vraisemblablement sa retraite de toute manière.

Pas de réglementation

Le métier de massothérapeute n'est pas réglementé en Saskatchewan. L'Association des massothérapeutes de la Saskatchewan affirme que le gouvernement doit agir afin de protéger le public.

« On peut avoir tous les règlements, codes d'éthique et normes de pratique, mais sans mordant, on ne peut rien y faire. »

— Une citation de  Lori Green, directrice générale de l'Association des massothérapeutes de la Saskatchewan (MTAS)

Selon la directrice générale de l'Association, Lori Green, sans réglementation, l'Association ne peut enquêter sur ses membres et les empêcher de pratiquer. Le cas de Laurie Thompson illustre selon elle pourquoi l'Association tente depuis 15 ans de convaincre le gouvernement de la nécessité de cette réglementation. Seulement quatre provinces canadiennes réglementent pour l'instant la pratique de la massothérapie : la Colombie-Britannique, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador.

Réponse timide du gouvernement

Le ministère de la Santé a indiqué à Radio-Canada qu'il travaillait actuellement avec l'Association des massothérapeutes de la Saskatchewan pour développer sa proposition de réglementation de la pratique. Selon le ministère, la proposition de l'Association doit indiquer précisément de quelle manière elle compte implanter la réglementation afin de protéger le public.

Le ministère a indiqué s'attendre à recevoir cet automne la proposition du l'Association des massothérapeutes de la Saskatchewan.

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