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Mission de combat en Irak : beaucoup de questions, peu de réponses

Les centres de soins de longues durées ont représenté un véritable enjeu durant la pandémie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs questions demeurent en suspens au lendemain de l'engagement du Canada dans une mission de combat en Irak.

Un texte de Mylène CrêteTwitterCourriel

Les frappes aériennes annoncées par le premier ministre Stephen Harper lors d'un discours à la Chambre des communes vendredi ont pour objectif d'affaiblir le groupe armé État islamique (EI). La mission sera effectuée dans le cadre de la coalition menée par les États-Unis. Elle doit durer jusqu'à six mois et n'inclut pas de troupes militaires au sol.

Le premier ministre a été très clair. On ne s'attend pas à annihiler toute menace terroriste au terme de ces six mois-là. Ce qu'on s'attend de faire, c'est de contribuer à l'effort pour les empêcher de se structurer pour devenir une menace encore plus importante

Une citation de :Steven Blaney, ministre de la Sécurité publique du Canada

Citant en exemple le cas de la mission canadienne en Afghanistan, le Nouveau Parti démocratique doute que ce nouvel effort de guerre en Irak se termine dans le délai prévu. « Je n'y crois pas dans ce six mois, soutient son chef, Thomas Mulcair.

Je sais pertinemment bien qu'il n'y a pas grand-chose qui va changer dans six mois. Stephen Harper va revenir pour une autre extension et voilà la pente glissante sur laquelle nous étions embarqués en Afghanistan.

Une citation de :Thomas Mulcair, chef du Nouveau Parti démocratique

Impossible de savoir, pour l'instant, si cette mission de combat sera prolongée dans l'éventualité où elle n'atteindrait pas ses objectifs. Au total, 600 militaires y participeront. Le Canada fournira six chasseurs de combats CF188 Hornet, trois avions ravitailleurs et un avion de transport. Le gouvernement n'a pas dévoilé le coût de ces frappes aériennes ni de l'envoi, en septembre, de conseillers militaires en Irak pendant un mois.

« Les coûts vont être en partie dans les coûts récurrents, dit Steven Blaney. Ces avions-là de toute façon, il faut les entretenir, ils doivent voler et les pilotes doivent faire leurs heures d'opération. Il y aura des coûts additionnels qui seront dévoilés au fur et à mesure dans les mécanismes dont nous disposons à la chambre. Donc, on est dans la transparence totale. »

L'opposition critique, pourtant, le manque de transparence du gouvernement conservateur quant aux détails entourant cette mission de combat en Irak. Ni le NPD, ni le Parti libéral du Canada n'ont l'intention d'appuyer la motion qui sera débattue lundi. Pour le chef du NPD, il y a d'autres moyens de contrer la menace de l'EI.

« En ce moment, le Canada utilise ses avions de transports pour transporter des armes en provenance de la République Tchèque et de l'Albanie vers les Kurdes, expose Thomas Mulcair. Nous ne nous y sommes jamais opposés. Ça c'est faire ce que les Nations unies ont demandé, de donner des ressources aux Irakiens pour s'occuper d'eux-mêmes. »

Le NPD tout comme le Parti libéral prônent un rôle humanitaire pour le Canada en Irak.

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