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Rassemblement à la mémoire des femmes autochtones disparues ou assassinées

Une centaines de personnes ont participé à une vigile à Ottawa, en l'honneur des femmes autochtones portées disparues

Une centaines de personnes ont participé à une vigile à Ottawa, en l'honneur des femmes autochtones portées disparues

Photo : Olivier Pinsonneault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une centaine de personnes se sont rassemblées sur la colline du Parlement samedi afin de prendre part à la huitième vigile annuelle visant à rendre hommage aux femmes autochtones disparues ou assassinées au Canada.

Quelque 177 autres vigiles avaient lieu simultanément un peu partout au pays.

La vigile de cette année survient dans un contexte particulier, alors que les voix qui réclament une enquête publique sur le sort des femmes autochtones disparues sont de plus en plus nombreuses.

Le chef national de l'Assemblée des Premières Nations (APN), Ghislain Picard, a d'ailleurs profité de l'évènement pour demander une fois de plus la création d'une commission d'enquête nationale sur le sort de ces femmes, qui selon l'APN, seraient plus de 600 à avoir connu ce sort au cours des deux dernières décennies.

Cette volonté est partagée par Thérèse Villeneuve, la présidente du Conseil national des femmes de l'APN, qui s'inquiète de l'inaction du gouvernement dans ce dossier. « Le gouvernement du Canada doit commencer à démontrer qu'il se préoccupe et qu'il valorise les femmes et les jeunes filles des Premières Nations de ce pays », dit-elle.

La pointe de l'iceberg

De passage à Ottawa dans le cadre d'un pèlerinage de 6000 km visant à inspirer la jeunesse autochtone à adopter de plus saines habitudes de vie, le Dr Stanley Vollant a lui aussi dénoncé une situation qu'il qualifie d'inacceptable.

« Les femmes autochtones disparues, c'est la pointe de l'iceberg. Et l'iceberg, ce sont les conditions de vie des Autochtones. Quand nos filles seront toutes à l'école, il n'y aura plus personne les exploiter et leur faire du mal. »

— Une citation de  Dr Stanley Vollant, médecin
Le Dr Stanley Vollant était de passage à Ottawa samedi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Dr Stanley Vollant était de passage à Ottawa samedi.

Photo : Radio-Canada

Les leaders autochtones réclament plusieurs mesures immédiates pour venir en aide les femmes vulnérables. Ils demandent notamment à ce que les refuges pour femmes victimes de violence obtiennent davantage de soutien, des investissements durables au niveau de la prévention de la violence, une meilleure coordination entre les différents corps policiers en ce qui a trait à la collecte de données, ainsi que des infrastructures pour venir en aide aux femmes et aux enfants des Premières Nations.

Le saviez-vous? Les femmes autochtones sont trois fois plus susceptibles d'être victimes de violence.

D'après un reportage de Nathalie Tremblay

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