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Vivre dans sa maison, sur l'eau... toute l'année!

Radio-Canada
Mis à jour le 

Qui n'a pas rêvé de vivre sur l'eau toute l'année? C'est une réalité que connaissent quelques centaines de personnes en Colombie-Britannique, majoritairement dans la grande région de Vancouver. Habiter dans une maison flottante est devenu pour elles un style de vie qu'elles ne changeraient pour rien au monde.

Un texte de Frédéric ArnouldTwitterCourriel

Christine Socasau a décidé un jour de vivre au gré des vagues à North Vancouver, juste en face de Vancouver, sur le bord de l'océan Pacifique. Elle y a fait construire une maison flottante, il y a quelques années, pour fuir le rythme urbain et le prix exorbitant des terrains et des maisons de Vancouver.

« C'était plus par souci d'économie au départ, mais après c'est sûr que c'est devenu un style de vie. On est sur l'eau avec le bateau qui est à côté », explique-t-elle. Comme pour toute propriété, elle paie des taxes municipales, mais il faut y ajouter un droit d'amarrage de 10 000 $ par année. Un montant qui ne l'a pas fait fuir, car certains frais de condos dans les résidences de luxe à Vancouver sont parfois aussi chers.

Du béton qui flotte

Bon nombre de ces maisons flottantes ont été construites au chantier d'International Marine Floatation Systems Inc, dont le bureau principal se trouve à Delta, dans la région métropolitaine de Vancouver.

Comme toutes les maisons, une maison flottante a besoin de fondations. Les fondations sont en fait un énorme bloc de polystyrène extrudé - ou de styromousse si vous préférez - recouvert d'une épaisse couche de béton. Le poids total des fondations est d'environ 60 tonnes. Et croyez-le ou non, ça flotte...

Dan Wittenberg, président de l'entreprise, a conçu toutes sortes de structures flottantes à travers le monde. Une marina, une piscine flottante, ou encore une plateforme de 2700 mètres carrés sur laquelle a été construit un restaurant en Europe. Bref, il n'y a plus rien à son épreuve. Il a même été récemment contacté pour concevoir un hôpital flottant.

Il estime que les maisons flottantes représentent l'avenir pour les territoires saturés par la construction. Une ville comme Vancouver par exemple, où les terrains où l'on peut bâtir commencent à manquer, et qui profite d'une situation sur le bord de l'eau idéale, devrait développer des parcs de maisons mobiles.

De rares occasions

Les maisons flottantes les plus en vue sont assurément celles qui se trouvent au large de l'île Granville. Il n'y en a que 12, et rares sont les déménagements de ces résidents « flottants ».

Michael Shew y a construit sa résidence de rêve sur trois étages. Une merveille architecturale où l'on se sent comme dans n'importe quelle maison dite conventionnelle. En plus, plaisante-t-il, plus besoin d'arracher les mauvaises herbes et de tondre le gazon.

Même privilège pour Rick Davis, qui a eu la chance de pouvoir acheter son lopin « aquatique » dans le parc de maisons flottantes de Ladner, une communauté de 43 foyers, aux abords du fleuve Fraser. Il ne devra pas payer de frais d'amarrage quand il viendra y remorquer sa maison flottante qu'il est en train de faire construire. Il paiera des frais de copropriété de 400 $ par mois.

Des prix raisonnables?

À part les fondations flottantes, le prix d'une maison flottante est sensiblement le même que celui d'une maison sur la terre ferme. Dans la région de Vancouver, il en coûte entre 200 000 $ ou 300 000 $ pour un modèle de base. Pour les maisons plus grandes et plus luxueuses, il faut compter parfois plus de 800 000 $. L'avantage, c'est qu'il n'est pas nécessaire d'acheter de terrain.

Une maison flottante en construction.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une maison flottante en construction.

Photo : Frédéric Arnould

J'y suis, j'y reste!

Le style de vie sur l'eau n'est peut-être pas pour tout le monde, mais ceux qui ont choisi de tenter l'expérience ne veulent plus quitter leur résidence. Au besoin, ils peuvent toujours la déménager par la voie maritime vers d'autres parcs.

Christine Socasau apprécie plus que jamais sa maison amarrée à la marina de Mosquito Creek. Elle adore l'esprit de communauté et sentir sa maison bouger au gré des clapotis.

« C'est fabuleux, le calme. Le soir, c'est hyper calme ici. On n'entend pas une mouche, on dort bien, on est bercés, dit-elle. Seul désavantage, « c'est qu'on finit par boire plus qu'avant » en contemplant les fabuleux couchers de soleil de la région de Vancouver. Bref, un petit verre de vin avec une vue à consommer sans modération, à condition de ne pas trop tanguer quand même...

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