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D'autres commissions scolaires coupent dans l'aide aux devoirs

Un salle de classe

Radio-Canada

La décision du ministre Yves Bolduc d'envoyer un vérificateur à la Commission scolaire des Patriotes, au sud de Montréal, parce qu'elle a supprimé son service d'aide aux devoirs, a créé la surprise dans le milieu de l'éducation. Devant réduire leur budget, plusieurs commissions scolaires diminuent les services aux élèves, même si Québec a prévenu qu'il en était hors de question.

Par exemple :

  • la Commission scolaire Sorel-Tracy a réduit son budget d'aide aux devoirs de 90 %;
  • celle des Affluents, à Repentigny, a diminué de moitié le budget de l'aide aux devoirs;
  • la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean a aussi abaissé son budget de l'aide au devoir et reporté l'achat de livres pour ses bibliothèques.

De façon générale, les commissions scolaires affirment que leur budget de fonctionnement est déjà très serré; les trois quarts de leurs dépenses sont les salaires du personnel. Elles avancent que le gouvernement leur a demandé de réduire leur budget sans exclure des compressions dans les mesures d'appui à la réussite.

Quand on n'a aucune marge de manœuvre, puis qu'il faut encore aller puiser, où on va aller puiser? On ne le sait plus...

Roxanne Thibault, présidente de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean

Même constat, à la Commission scolaire des Affluents, à Repentigny. Le coordonnateur aux communications Éric Ladouceur explique que sa commission devait réduire ses dépenses de 2,6 millions. « On nous reproche de faire le travail qu'on nous a demandé de faire », dit-il.

De son côté, la présidente de la Fédération des commissions scolaires, Josée Bouchard, plaide pour une plus grande autonomie des commissions scolaires. Elles ne doivent pas être de simples exécutants, selon elle, ajoutant que Québec doit « respecter le gouvernement local qu'est la commission scolaire ».

Le ministre Yves Bolduc s'attend à ce que l'ensemble des commissions scolaires rentre dans le rang.

Mercredi, il leur demandait de refaire leurs devoirs, convaincu qu'elles trouveront d'autres moyens de faire face aux compressions.

« Quand une commission scolaire gère des dizaines de millions de dollars, on ne fera pas accroire qu'il n'y a pas moyen de trouver un certain montant », a affirmé le ministre Bolduc.

Grand Montréal

Société