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Toronto dit non à un institut chinois

Des centaines de personnes ont manifesté hier soir à Toronto au sujet du projet d'Institut Confucius, certains en faveur, d'autres en opposition.

Photo : CBC

Radio-Canada

Alors que des protestataires dénoncent le contrôle autocratique chinois à Hong Kong, Toronto a été le théâtre de manifestations pro et anti-Institut Confucius hier soir.

À la suite d'une réunion parfois houleuse, un comité du Conseil scolaire public anglais de Toronto (TDSB) - la plus grosse commission scolaire du pays - a finalement recommandé l'abandon du projet de centre culturel et de langue du gouvernement chinois.

Il y a trop de questions et d'inquiétudes pour avoir [un tel institut] dans nos écoles.

Mari Rutka, présidente du TDSB

Les universités de Sherbrooke et McMaster, à Hamilton, ont déjà dit non à un tel institut, qui est contrôlé par le ministère chinois de l'Éducation.

À Toronto, les centaines de manifestants présents hier soir ont dû être encadrés par la police.

Certains disaient qu'un Institut Confucius, qui devait notamment offrir des cours de langue aux élèves du primaire après les heures de classe, ferait « entrer le communisme » au pays. D'autres, au contraire, affirmaient que « la Chine change et que ça permettrait d'intégrer la Chine dans le monde ».

L'Institut Confucius devait à l'origine lancer ses activités à Toronto cet automne, mais le projet avait été mis en veilleuse l'été dernier, en raison de la controverse qu'il suscitait.

L'ensemble du conseil scolaire est appelé à se prononcer sur le sort de ce partenariat avec les autorités chinoises à la fin du mois. La conseillère Sheila Cary-Meagher, elle, n'y voit pas de mal. « Je serais vraiment très surprise de voir le gouvernement chinois influencer les citoyens canadiens ici, de l'autre côté de l'océan », lance-t-elle.

Ontario

Éducation