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Industrie du taxi : Ottawa s'oppose à l'arrivée d'Uber

Des taxis sont stationnés et attendent des clients sur une rue d'Ottawa.
Des taxis sont stationnés et attendent des clients sur une rue d'Ottawa.
Radio-Canada

La compagnie américaine Uber a lancé son application pour téléphone intelligent à Ottawa mercredi, mais la Ville prévoit déjà y mettre fin en raison d'un manque de règlementation entourant ce service.

Pour prévenir l'utilisation de l'application, Ottawa prévoit infliger des amendes aux conducteurs qui l'utilisent, mais qui ne possèdent pas de licence de taxi. La Ville devrait commencer à imposer des amendes dès le 6 octobre, date à laquelle la période d'essai gratuite du service se terminera.

Fondée en 2010, Uber permet de relier des clients à des chauffeurs indépendants grâce à une application Internet de géolocalisation accessible aux téléphones intelligents. La compagnie est présente dans plus de 200 villes à travers le monde, dont Toronto, Montréal et Halifax. Le service a toutefois été banni à La Nouvelle-Orléans, à Miami et à Bruxelles, entre autres.

Application Uber pour les services de taxi Photo : GI / David Ramos

Selon les règlements de la Ville d'Ottawa, tous les chauffeurs de taxi doivent se soumettre à une vérification de leurs antécédents criminels et leur véhicule doit être inspecté, notamment pour s'assurer qu'il y a des caméras, explique Susan Jones, responsable du programme de licences de taxi à la Ville d'Ottawa.

« Jusqu'à présent, nous n'avons reçu aucune demande de licence de la part de chauffeurs qui veulent offrir ce service de transport et aucun véhicule n'a été inspecté. Cette situation nous permet de conclure qu'il n'y a aucun encadrement pour ce service présentement », a souligné Mme Jones. 

De notre point de vue, nous déconseillons aux gens d'avoir recours à ce service qui est présentement gratuit à moins d'être certains que des mesures de sécurité ont été prises par le fournisseur de service.

Susan Jones, responsable du programme de licences de taxi à Ottawa

Une vision à long terme

En réponse aux inquiétudes soulevées par Ottawa, Jeff Weshler, porte-parole d'Uber, a affirmé que chaque déplacement est couvert par des assurances et que les chauffeurs d'Uber doivent se soumettre à une vérification de leurs antécédents par la GRC ou la police locale.

De plus, M. Weshler a insisté sur la détermination de la compagnie de s'implanter à long terme dans la ville. Il a toutefois tenu à rappeler qu'Uber n'est pas comme une compagnie de taxi traditionnelle. « Nous sommes une entreprise de technologie, nous ne sommes pas propriétaires de voitures et nous n'employons pas de chauffeurs », a expliqué M. Weshler.

Ce que nous avons remarqué dans les villes qui où la compagnie est présente c'est que le coût des trajets en taxi a chuté car il y a plus de concurrence.

Jeff Weshler, porte-parole d'Uber

« Il s'agit d'un service innovateur et nous sommes résolus à collaborer avec la Ville d'Ottawa pour nous assurer que les clients reçoivent un service abordable, fiable et sécuritaire comme nous l'avons fait dans plusieurs autres marchés à travers le monde » a-t-il ajouté.

Jeff Weshler, porte-parole d'UberJeff Weshler, porte-parole d'Uber

Ce n'est pas la première fois que des villes sont réticentes à l'arrivée d'Uber sur le marché. Par exemple, à Toronto et Montréal, la compagnie a dû modifier son approche en fonction des réglementations municipales ce qui fait en sorte que le service est offert uniquement par des conducteurs possédant une licence de taxi et facturant les frais traditionnels.

Des amendes allant jusqu'à 20 000 $

Susan Jones dit qu'Ottawa va cibler les chauffeurs individuels de même qu'Uber dès que le service offert par la compagnie cessera d'être gratuit.

Cody Ceci, un joueur des Sénateurs, a été le premier à utiliser publiquement l'application Uber à Ottawa.Cody Ceci, un joueur des Sénateurs, a été le premier à utiliser publiquement l'application Uber à Ottawa.

La Ville planifie également se tourner vers la police pour déployer des agents infiltrés qui auraient comme mandat de sanctionner les violations au Code de la route, ajoute-t-elle.

Pour sa part, Jeff Weshler a promis de « soutenir ses partenaires » alors qu'Uber tente de s'établir à Ottawa, mais n'a pas spécifié si ce soutien incluait de rembourser les amendes encourues par les chauffeurs qui utilisent l'application.

La Ville d'Ottawa a annoncé son intention d'imposer des amendes aux utilisateurs de l'application Uber seulement quelques heures après que le joueur des Sénateurs d'Ottawa, Cody Ceci, ait publiquement pris le premier tour en voiture gratuit avec l'application.

D'après les informations de CBC

Ottawa-Gatineau

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