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Risque d'Ebola au pays : les autorités se font rassurantes

Des travailleurs de la santé transportent le corps d’une victime présumée du virus Ebola, près de Monrovia, au Liberia, le 1er octobre 2014.

Des travailleurs de la santé transportent le corps d’une victime présumée du virus Ebola, près de Monrovia, au Liberia, le 1er octobre 2014.

Photo : AP/Abbas Dulleh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les autorités sanitaires canadiennes ont tenu à rassurer la population du pays, mercredi matin, au lendemain de la confirmation du premier cas diagnostiqué d'infection au virus Ebola aux États-Unis, vraisemblablement le seul enregistré hors d'Afrique.

Le patient américain atteint du virus n'a pas transité par le Canada, a affirmé l'administrateur en chef de la santé publique du pays, Gregory Taylor. L'homme infecté, hospitalisé au Texas, a plutôt transité par Bruxelles, et il venait d'effectuer un voyage au Liberia.

La ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, a précisé que jusqu'ici, le Canada a déployé plus de 35 millions de dollars dans la lutte contre le virus Ebola. Cet argent a notamment été distribué à la Croix-Rouge, à Médecins sans frontières (MSF) et à l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

« J’aimerais profiter de cette occasion pour rappeler aux Canadiens que le virus Ebola ne se transmet pas facilement d’une personne à une autre. Le virus Ebola se transmet par contact direct avec une personne qui présente des symptômes, et non par simple contact. Ce n’est pas comme la grippe. »

— Une citation de  Le Dr Gregory Taylor, administrateur en chef de la santé publique

De solides mesures de protection

Le Dr Taylor a expliqué que le Canada était bien préparé pour déceler des maladies infectieuses graves telles que celle entraînée par le virus Ebola et en prévenir la propagation. Le Canada a désigné cinq centres hospitaliers qui seront en mesure d'identifier d'éventuels cas d'infection par le virus Ebola; en ce moment, un seul de ces centres est opérationnel et c'est celui situé au Québec, a précisé la ministre de la Santé, Rona Ambrose, lors d'une conférence de presse sur ce sujet à Banff, en Alberta.

Rappelons qu'à Montréal, ce sont le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et l'Hôpital Notre-Dame qui ont été désignés comme les établissements qui recevraient d'éventuels cas de personnes atteintes par la maladie à virus Ebola.

De plus, si un cas de contamination par le virus Ebola survenait au pays, la population en serait immédiatement avisée, ont assuré tant la ministre Ambrose que le Dr Taylor.

La ministre fédérale de la Santé, Rona AmbroseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose

La ministre Ambrose explique qu'aucun vol direct ne lie le Canada aux pays touchés. De plus, les points d'entrée au pays sont assujettis à un contrôle permanent et obéissent aux impératifs de la loi fédérale sur la mise en quarantaine, visant à prévenir l'introduction et la propagation de maladies transmissibles.

« L'Agence des services frontaliers du Canada va continuer d'assurer le contrôle des passagers en provenance des pays infectés », a déclaré Rona Ambrose.

« Si jamais il y avait des cas au Canada, nous pourrions rapidement prendre des échantillons et agir rapidement.  »

— Une citation de  La ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose

Un vaccin très attendu

Beaucoup d'espoirs reposent sur l'existence d'un vaccin mis au point par des chercheurs canadiens au terme de neuf ans de recherche, et toujours entreposé à très basse température au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg. Ce vaccin est encore au stade expérimental et n'a jamais été utilisé sur des êtres humains, a souligné le Dr Taylor. 

L'administrateur en chef de la santé publique a expliqué que le processus d'expédition du vaccin n'était pas « bloqué », mais que la prudence était de mise, étant donné qu'il s'agit d'un vaccin expérimental. « On n'a jamais expérimenté ça, c'est nouveau pour l'Organisation mondiale de la santé et pour le monde entier », a plaidé le Dr Taylor.

Des préjugés tenaces

Le cas échéant, ce vaccin sera administré en priorité aux travailleurs de la santé parce qu'on ne dispose pas de beaucoup de doses, et parce qu'il faut s'assurer de disposer de personnel soignant en bonne santé si on veut être en mesure d'agir efficacement sur le terrain, a expliqué en substance le Dr Taylor.

De surcroît, quand vient le temps de recevoir le vaccin, les travailleurs de la santé sont en mesure de donner un consentement éclairé, affirme le Dr Taylor. C'est qu'au sein des populations des pays touchés, quantité de gens éprouvent une forte méfiance à l'égard des équipes soignantes.

« Il y a déjà des gens qui ne font pas confiance à l'Occident, à la médecine occidentale. Ce sont des gens qui pensent que l'Ebola est un virus importé par l'Occident. Donc, voyez-vous les risques? »

— Une citation de  Le Dr Gregory Taylor, administrateur en chef de la santé publique

D'ores et déjà, quelques doses du vaccin sont entreposées à l'Hôpital de Genève de même que dans un centre hospitalier américain. Certains hôpitaux canadiens en recevront également à un moment donné.

Avec les informations de Reuters

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