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Deux ingénieurs reconnaissent avoir participé à un système de collusion à Gatineau

Radio-Canada

Les deux premiers ingénieurs soupçonnés d'avoir participé à un système de collusion à Gatineau ont comparu, mercredi, devant le comité de discipline de leur ordre professionnel.

Maxime Asselin et de Dave Boulay, qui travaillaient pour Dessau, sont accusés d'avoir participé à des manoeuvres frauduleuses, de manquer d'intégrité et de s'être placés en conflit d'intérêts pendant leur travail.

Les deux hommes ont admis leurs fautes. Ils auraient participé à plusieurs reprises à de la collusion lors d'appels d'offres à la Ville de Gatineau, de 2004 à 2009.

La procureure du syndic a formulé une recommandation commune au sujet des sanctions à imposer dans ces deux dossiers, soit une amende de 1000 $ pour chacun des trois chefs d'accusation.

Le Conseil de discipline de l'Ordre des ingénieurs du Québec a pris les dossiers en délibéré. Il devrait prendre des décisions d'ici quelques semaines.

Autres comparutions à venir

Par ailleurs, quatre autres ingénieurs, André Mathieu, Michel Famery, François Paulhus et Claude Marquis, font eux aussi l'objet de plaintes disciplinaires pour dérogation au Code de déontologie des ingénieurs. Ils devraient comparaître à une date ultérieure.

Il y a un an, ils avaient tous été nommés à la commission Charbonneau par le directeur général pour l'Outaouais de la firme Aecom, Marc-André Gélinas.

Ce dernier avait précisé que, selon lui, aucun élu ou fonctionnaire n'avait été impliqué dans le système qu'auraient mis en place les ingénieurs soupçonnés.

Réactions de la Ville de Gatineau

De son côté, le maire de Gatineau, Maxime Pednaud-Jobin, se réjouit de l'avancée dans ce dossier et souhaite que justice soit faite.

S'il y a des gens qui ont posé des gestes illégaux, ils doivent en subir les conséquences. Des gens ont eu accès à de l'argent auquel [ils n'avaient pas droit.] Il faut qu'on aille le chercher et qu'on rembourse les contribuables.

Maxime Pednaud-Jobin, maire de Gatineau

« Pour moi, le principe s'applique partout. Pendant trop longtemps, il y a des institutions qui n'ont pas joué leur rôle. J'espère que les ordres professionnels vont jouer leur rôle dans le dossier de la collusion », ajoute le maire.

Le maire Maxime Pedneaud-JobinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, rencontre les médias. (2014-09-17)

Photo : Radio-Canada

Les élus de Gatineau vont tenter de récupérer les sommes versées en trop lors d'octroi de contrats entre 2003 et 2009. Plus de 23 millions de dollars de contrats ont ainsi été accordés aux quatre firmes soupçonnées de collusion, soit Tecsult, Genivar, Dessau et CIMA+.

« On veut la totale à Gatineau. On veut une expertise à l'interne, des formations de l'UPAC, des gestionnaires qui regardent ce qui se passe », a indiqué M. Pednaud-Jobin.

Un projet de loi anticollusion doit en principe être déposé à l'Assemblée nationale cet automne.

Avec les informations de Louka Jacques et de Marie-Lou St-Onge

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