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Québec verserait des millions en trop aux garderies

Enfants dans une garderie

Enfants dans une garderie

Photo : iStock

Radio-Canada


Des millions de dollars de fonds publics en trop sont versés aux garderies chaque année pour des places fictives ou inoccupées, selon le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGEE).

Le Conseil affirme que plusieurs garderies en milieu familial de la province empocheraient des subventions pour des jours où les enfants ne sont pas présents à la garderie.

Par exemple, si une famille paie pour envoyer son enfant cinq jours par semaine à la garderie, mais qu'en réalité l'enfant ne se fait garder que trois jours par semaine, les deux journées où il n'est pas en garderie seraient néanmoins facturées au gouvernement par certains établissements.

Une autre pratique consiste à demander aux parents de payer leur place à compter d'une date antérieure à l'arrivée de l'enfant, même si ce dernier n'a besoin du service que six mois plus tard.

Loi du silence

Selon le CQSGEE, cette pratique constitue une forme de malversation et serait l'objet d'une omerta dans le milieu des garderies subventionnées. 

Actuellement, il y aurait environ 8000 places subventionnées et réservées à des enfants qui n'ont en fait jamais reçu le service, selon le Conseil.

15 millions par année

Cette pratique coûterait pas moins de 15 millions de dollars par année à l'État québécois, selon la directrice générale de l'organisme, Francine Lessard.

Selon le Conseil, qui évoque une évaluation conservatrice, environ 10% des responsables de services de garde en milieu familial s'adonneraient à des pratiques financières illégales.

À partir du moment où on prend de l'argent qui ne devrait pas aller à la personne, ça ressemble à un geste qui est illégal qu'on pourrait appeler de la fraude. 

Francine Charbonneau, ministre de la Famille

C'est pourquoi l'organisme exhorte la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, à intervenir en donnant plus de pouvoirs aux 163 bureaux coordonnateurs des centres de la petite enfance (CPE) et des garderies en milieu familial, pour qu'ils puissent resserrer les contrôles sur les sommes réclamées en trop à Québec.

Actuellement, seuls sept inspecteurs du ministère de la Famille s'acquittent de cette tâche dans la province.

À Québec, la ministre de la Famille Francine Charbonneau a précisé que ces pratiques, si elles s'avèrent fondées, sont illégales.

Avec les informations de La Presse canadienne

Société