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Compressions à l'Université de Sherbrooke : jours sombres à venir

La Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke
Geneviève Proulx

L'Université de Sherbrooke présentera, mardi après-midi, son plan de réduction des dépenses de 18 millions de dollars. Lundi, pendant que la direction présentait son plan au conseil d'administration, des professeurs ont manifesté pour dénoncer l'absence d'information et de consultation.

Selon ce qu’il a été possible d'apprendre, l'Université coupera 17,7 millions de dollars de son budget 2014-2015. De ce montant, 3,2 millions de dollars seront retranchés de la masse salariale des professeurs.

Les efforts budgétaires requis pour absorber les nouvelles compressions imposées par le gouvernement du Québec comportent plusieurs éléments que l'on retrouve à divers degrés dans les budgets des facultés et services de l'Université. On compte ainsi sur des :

  • augmentations de revenus (augmentation de l'effectif étudiant dans certaines facultés, croissance des revenus de formation continue, hausses de certaines tarifications)
  • réductions des dépenses dans les ressources matérielles : (frais de consultants, entretien ménager, objets promotionnels, déplacements, abonnements)
  • fermetures de postes vacants, reports d'embauches et abolitions de postes
  • réductions d'horaire.

Au départ, l'effort de compression budgétaire demandé par Québec à l'Université de Sherbrooke se chiffrait à 16 millions de dollars. Finalement, selon les orientations budgétaires reçues en août dernier demandent à l'Université de couper 18 millions de dollars à son budget. « Depuis deux ans, le gouvernement nous a imposé des compressions budgétaires qui devaient être ponctuelles. Pour cette raison, les mesures d'économie alors adoptées avaient, dans bien des cas, un effet également ponctuel. Comme les premières compressions sont devenues permanentes, nous ne pouvons compter entièrement sur les efforts consentis depuis deux ans pour absorber les réductions de nos subventions », a indiqué la rectrice de l'Université de Sherbrooke, Luce Samoisette. 

Selon elle, après trois vagues de réductions de dépenses, il n'y a plus de marge de manoeuvre. « Vous comprendrez qu'avec une telle série de compressions, il est impossible qu'il n'y ait pas d'impacts sur les masses salariales puisqu'elles représentent 73 % du budget de l'Université. [...] Certaines de ces mesures consistent en des fermetures de postes vacants, des reports d'embauche et des abolitions de poste », explique-t-elle. 

Au total, 83 postes seront fermés ou abolis dont 54 dans le personnel de soutien et trois cadres. Pour l'instant, il est impossible de chiffrer les pertes d'emploi réelles. 

Il reste encore une somme de 2,3 millions de dollars à couper. La solution réside peut-être dans la semaine de quatre jours qui sera offerte aux employés de soutien.

Mesures affectant la masse salariale

Mesures affectant la masse salariale du plan de compression de l'Université de Sherbrooke

Photo : Université de Sherbrooke

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