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Frein à l'exode des jeunes : le succès du village de Saint-Camille

Frein à l'exode des jeunes : le succès du village de Saint-Camille
Geneviève Proulx

Bien des villages cherchent de quelle façon attirer de jeunes familles pour assurer leur survie. Saint-Camille, en Estrie, semble avoir trouvé une formule gagnante. Misant sur les attraits de la campagne ainsi que sur une vie communautaire et culturelle dynamique, la municipalité a augmenté, au-delà de ses espérances, sa population en quelques années. Un tour de force qu'elle se dit prête à continuer encore.

Au chapitre de ses succès, Saint-Camille a réussi à sauver son école primaire, menacée de fermeture à la fin des années 1990. « Nous étions à peu près 440 habitants à cette époque. Nous avions vraiment atteint un plancher », se souvient le maire de l'endroit, Benoît Bourassa. Aujourd'hui, environ 525 personnes y habitent. Le bureau de poste et la caisse populaire sont restés ouverts ainsi que l'épicerie.

La moyenne d'âge au village est de 39 ans ce qui est en deçà de la moyenne provinciale, et ce, grâce aux nombreuses naissances.

Il y a dix ans, le propriétaire de  terres, situées sur le Rang 13, a accepté de vendre 25 lots de quelques acres, accessibles pour de jeunes familles qui désirent y avoir des projets agroforestiers. La Coopérative du Rang 13 est ainsi créée. Jean-François Regalbuto et Catherine Kirouac, les parents de Clémence, la dernière-née du village, ont aussi été les premiers à s'établir à cet endroit que la Municipalité a choisi de se développeré

Le couple a fondé l'entreprise, Rustique Apiculture, qui produit des reines-abeilles. Rapidement, le couple a eu l'appui des agriculteurs du coin. 

Les 25 familles de la Coopérative se sont serré les coudes pour aménager le territoire. Sans aide gouvernementale, elles se sont partagé la facture de 90 000 $ pour s'offrir la fibre optique ce qui a réglé les problèmes de téléphone et d'internet.

Pour aider les familles arrivantes, la municipalité offre un crédit de taxes de deux ans. Malgré tout, aucune des familles rencontrées n'a évoqué ce congé pour expliquer leur venue à Saint-Camille. Le paysage communautaire et culturel, le parc et le musée et le P'tit Bonheur (une salle de spectacle) les ont séduits.

Estrie

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