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Forages à Cacouna : David Heurtel critiqué pour la gestion du dossier

David Heurtel ©Radio-Canada/Marie-Sandrine Auger
Radio-Canada

Le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec dénonce avec vigueur les déclarations du ministre de l'Environnement, David Heurtel, qui se défend d'être intervenu dans le processus de délivrance du certificat d'autorisation pour les forages entrepris au large de Cacouna par TransCanada.

En conférence de presse, jeudi, le ministre a affirmé que c'est la direction régionale du ministère pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie qui a donné le feu vert à l'émission du certificat.

M. Heurtel a soutenu qu'il n'était pas au courant que la direction ait autorisé des forages au cœur d'une pouponnière de bélugas dans l'estuaire du Saint-Laurent, sans avis scientifique formel.

Le Syndicat s'indigne que le ministre ait rejeté le blâme sur ses membres.

« Ça ne respecte pas le principe de base de la responsabilité ministérielle », se désole le président du Syndicat, Richard Perron, qui réclame désormais la tenue d'une enquête indépendante pour faire la lumière sur la situation.

On est renversés.

Richard Perron, président du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

Pour sa part, le député péquiste de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, se dit « abasourdi » que le ministre Heurtel « mette la faute du fiasco sur le dos de Jean-Marie Dionne ».

« Notre directeur régional à l'Environnement est quelqu'un d'une grande intégrité », soutient le député.

La direction régionale du ministère de l'Environnement pour le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie n'a pas commenté l'affaire.

Cette semaine, un jugement de la Cour supérieure a sévèrement critiqué le ministre de l'Environnement pour la gestion du dossier. La Cour a ordonné l'arrêt des travaux de forages de TransCanada jusqu'au 15 octobre.

Projet d'oléoduc Énergie Est

TransCanada prévoit construire un port pétrolier à Cacouna. Un tronçon d'oléoduc doit traverser le Kamouraska et le Témiscouata.

L'oléoduc de 4600 km transporterait quotidiennement plus d'un million de barils de pétrole brut de l'Ouest canadien jusqu'à des raffineries et des terminaux au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Le projet prévoit la conversion d'un gazoduc existant de TransCanada, puis la construction d'un oléoduc sur le reste du parcours en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Des scientifiques, des environnementalistes et des citoyens sont opposés à l'installation de l'oléoduc. Certains ont marché 700 km, à travers le Québec, pour contrer le projet.

Au final, l'Office national de l'énergie recommandera au gouvernement fédéral de réaliser le projet ou de le rejeter.

Est du Québec

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