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Superpétroliers : une contribution du Québec pour la péréquation, dit Couillard

Un pétrolier passe entre l'Isle-aux-Coudres et Baie-Saint-Paul

Un pétrolier passe entre l'Isle-aux-Coudres et Baie-Saint-Paul

Photo : Thomas Gerbet

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Philippe Couillard estime que les Québécois doivent fournir leur part d'efforts en contribuant à l'économie canadienne et donc au transport du pétrole des sables bitumineux sur le fleuve Saint-Laurent pour l'exportation. 

Un texte de Thomas GerbetTwitterCourriel

L'arrivée sur le fleuve de pétroliers chargés d'hydrocarbures de l'Ouest destinés à l'étranger continue d'alimenter les débats. Pour une troisième journée consécutive, le gouvernement a dû se défendre d'accepter, sans broncher, que le fleuve Saint-Laurent serve maintenant de voie d'exportation du pétrole des sables bitumineux.

Stéphane Bédard, chef par intérim du Parti québécoisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stéphane Bédard, chef par intérim du Parti québécois

« Que du pétrole soit transporté sur le territoire québécois pour notre consommation, c'est une chose, mais que le Québec devienne une autoroute pour l'exportation du pétrole, jamais les Québécois n'ont dit oui à cela, avec les risques que ça impose », a lancé le chef de l'opposition, Stéphane Bédard. 

Pour réponse, le premier ministre a rappelé que le Québec reçoit neuf milliards de dollars de péréquation d'Ottawa par année : « Le gouvernement fédéral dépense 16 milliards de plus qu'il ne perçoit au Québec et une grande partie de cette richesse provient de l'exploitation des hydrocarbures dans l'ouest du pays », a dit Philippe Couillard.

« [La] protection de l'environnement est inégalée au Canada par rapport à ce qui se fait dans d'autres pays. Maintenant, je voudrais bien qu'on laisse penser aux Québécois qu'ils sont dans un autre pays, mais ils sont Québécois, ils sont Canadiens, et il faut qu'on participe à l'économie canadienne. »

— Une citation de  Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Philippe Couillard a rappelé au PQ qu'il ne s'est pas offusqué en 2013, alors qu'il formait le gouvernement, quand Transports Canada a relevé la largeur maximale des navires de 32 à 44 mètres. Le premier ministre a reproché à l'opposition son « incohérence ».

« Les travaux d'exploration à Anticosti, incluant la fracturation hydraulique, ont été autorisés sans BAPE. Pour mémoire, il n'y a jamais eu de discussion ou d'expression de désaccord par rapport aux deux projets de pipeline », a mentionné le premier ministre.

« La Colombie-Britannique n'a pas accepté [le pipeline Northern Gateway], le gouvernement américain n'a pas accepté [le pipeline Keystone XL], mais ici, on a un premier ministre qui a dit oui au transit du pétrole par le fleuve Saint-Laurent. »

— Une citation de  Stéphane Bédard, chef de l'opposition officielle

Le chef intérimaire du PQ, Stéphane Bédard, a déposé un document qui mentionne que les parlementaires ont approuvé l'inversion du flux de la ligne 9B du pipeline d'Enbridge parce que ce pétrole n'est destiné « qu'aux raffineries situées sur le territoire québécois, à l'avantage de l'économie québécoise ».

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