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L'ex-juge Delisle regrette de ne pas avoir témoigné

L'ex-juge Jacques Delisle

L'ex-juge Jacques Delisle reconnu coupable du meurtre prémédité de sa femme.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans un livre à paraître, l'ex-juge Jacques Delisle, reconnu coupable du meurtre prémédité de sa femme, continue de clamer son innocence. Il dit que si c'était à refaire, il témoignerait à son procès (Nouvelle fenêtre).

Pour écrire Le dernier procès, la journaliste Kathryne Lamontagne a rencontré deux fois M. Delisle en prison. Dans l'ouvrage, elle rend compte de leurs échanges et reprend les faits marquants du procès.

Dans le livre, l'ex-juge qualifie la mort de sa femme de « suicide ». Alors que son avocat et lui avaient choisi qu'il ne témoignerait pas à son procès, il affirme que si c'était à refaire, il choisirait sans aucun doute d'aller à la barre.

Vers une contestation judiciaire

L'avocat criminaliste Jean-Claude Hébert, qui a parcouru le livre, estime qu'il est un peu étonnant que Jacques Delisle choisisse de briser le silence à ce moment-ci. « Juste avant cette rencontre avec la journaliste, il avait choisi de garder le silence, peut-être pour réserver cette dernière carte qu'il entend jouer dans une demande de révision ministérielle », croit-il.

En effet, en janvier dernier, Me Jacques Larochelle, l'avocat de M. Delisle, disait vouloir adresser une demande de révision devant le ministre fédéral de la Justice pour montrer que Jacques Delisle avait été victime d'une erreur judiciaire.

C'est un homme brisé, ça transpire du livre.

Me Jean-Claude Hébert

En vertu de cette disposition du Code criminel, réservée pour les cas d'erreur judiciaire, le ministre de la Justice peut lui-même obtenir la tenue d'un nouveau procès pour un accusé ou transmettre l'affaire en Cour d'appel à la lumière de nouveaux éléments de preuve.

« Cela n'a rien à voir avec le système judiciaire comme tel. Ce n'est pas une nouvelle chance de contester les faits. Ce que le ministre s'attend à recevoir, ce sont des faits nouveaux importants, comme une nouvelle preuve qui aurait eu un impact sur la décision du jury », explique Me Jean-Claude Hébert.

Me Hébert, qui souligne que M. Delisle est le seul témoin des événements, croit que ce dernier devra inévitablement présenter sa version des faits au cours de cette révision.

Pour en savoir plus, voir l'entrevue de Me Hébert à l'émission 24|60 :

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Un livre sur l'ex-juge Delisle

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