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Des Iraniens en Irak pour combattre l'État islamique 

Des combattants chiites irakiens avec la patrouille « Brigades de la paix » durant une tempête de sable à Samarra, en Irak, le 12 juillet dernier
Des combattants chiites irakiens avec la patrouille « Brigades de la paix » durant une tempête de sable à Samarra, en Irak, le 12 juillet dernier. Photo: AP Photo/Uncredited
Radio-Canada

Un commandant iranien et 70 de ses hommes participent aux combats contre le groupe armé État islamique (EI) dans le nord de l'Irak. La rumeur se faisait de plus en plus insistante, mais c'est la première fois que les autorités iraniennes confirment l'information.

Un chef des Gardiens de la révolution a affirmé mardi soir à la télévision iranienne que le commandant des forces d'élite iraniennes Qods, Qassem Soleimani, lutte contre les terroristes de l'État islamique aux côtés des forces irakiennes. Celles-là mêmes qui sont armées et soutenues par les États-Unis.

« Si l'Iran n'avait pas apporté son aide, Daech (acronyme arabe du groupe État islamique) se serait emparé du Kurdistan, a dit le général Amir Ali Hajizadeh. Notre grand commandant, le général Soleimani, a stoppé la progression de Daech avec 70 hommes et les a empêchés d'entrer dans Erbil [capitale régionale du Kurdistan irakien]. »

Jusqu'à présent, Téhéran avait reconnu fournir des conseils militaires aux Irakiens, mais niait formellement avoir envoyé des forces et des armes sur le terrain.

Les militants du groupe État islamique se sont dangereusement approchés d'Erbil en août, mais des combattants Peshmergas kurdes et des frappes aériennes américaines ont stoppé leur avancée.

L'Iran ne participe pas à la coalition internationale, menée par Washington, qui lutte contre l'État islamique. Téhéran, qui appuie le régime syrien, a vivement dénoncé les raids américains contre le groupe terroriste dans le nord de la Syrie, qu'il voit comme une attaque à souveraineté du pays.

De leur côté, les États-Unis ont déjà déclaré qu'ils ne se coordonneront jamais militairement avec l'Iran pour combattre les terroristes, mais qu'ils ne sont pas fermés à des discussions diplomatiques.

Avec les informations de Associated Press, et Reuters

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