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Washington veut qu'Ottawa intensifie son action contre l'EI

Le premier ministre Stephen Harper participait à New York à une séance de questions-réponses en compagnie de l'éditeur du Wall Street Journal, à l'intention d'un auditoire composé de personnes du milieu des affaires.

Le premier ministre Stephen Harper participait à New York à une séance de questions-réponses en compagnie de l'éditeur du Wall Street Journal, à l'intention d'un auditoire composé de personnes du milieu des affaires.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Washington a demandé au Canada de contribuer davantage au plan militaire dans la lutte que mène la coalition internationale contre le groupe armé État islamique. Stephen Harper a confirmé que pareille demande avait été formulée « il y a quelques jours » par les États-Unis à son gouvernement et il n'écarte pas la possibilité d'y acquiescer « sous peu ».

Selon les sources de Radio-Canada, la demande américaine de contribution supplémentaire n'est pas liée à des opérations de combat.

Le premier ministre canadien a tenu ces propos dans le cadre d'une séance de questions-réponses avec l'éditeur du Wall Street Journal, Jerry Baker, au deuxième jour de sa visite à New York, mercredi. 

Stephen Harper doit s'adresser jeudi à l'Assemblée générale des Nations unies. Ce sera son troisième discours  devant l'ONU depuis son arrivée au pouvoir, il y a huit ans.

Dans cette entrevue menée mercredi devant un auditoire de personnalités du milieu des affaires new-yorkais, le premier ministre Harper a assuré que le Canada souhaitait que les actions menées contre le groupe armé État islamique soient un succès.

Quant à préciser de quelle nature seraient ces contributions supplémentaires faites par le Canada, il s'est refusé à le préciser, affirmant que son gouvernement « soupèse la demande américaine ». M. Harper a déclaré qu'étant donné que les États-Unis n'avaient pas rendu publique la lettre dans laquelle ils ont formulé cette demande, il n'allait pas en dire davantage.

« Je n'écarte rien, nous n'avons rien écarté », a répondu Stephen Harper relativement à une éventuelle contribution militaire « directe » d'Ottawa dans la lutte menée contre le groupe armé État islamique. « Nous devons en débattre au sein du gouvernement avant de rendre une décision finale. Mais nous voulons que cela soit un succès et nous voulons être aussi utiles que possible », a ajouté Stephen Harper.

Les actions entreprises par le président [Obama] et d'autres [pays] amis sont les bienvenues. Je ne crois pas qu'on puisse voir un califat terroriste, qui est devenu un quasi-État, établir un régime de désordre sur une région entière. [...] Alors l'action est totalement justifiée et nous sommes en accord avec elle.

Une citation de :Le premier ministre du Canada, Stephen Harper

Beaucoup peut être accompli par des frappes aériennes, a poursuivi Stephen Harper. Mais il appuie Barack Obama lorsque ce dernier affirme que tout ne peut être effectué à distance. « Beaucoup doit être fait par les gouvernements de ces régions; le gouvernement irakien et le gouvernement syrien doivent être plus inclusifs et travailler de concert avec la population », prévient le premier ministre canadien.

Je suis d'accord avec le président Obama lorsqu'il dit qu'il serait très difficile pour nous de sécuriser une région que la population locale ne peut sécuriser elle-même.

Une citation de :Stephen Harper, en entrevue avec l'éditeur du Wall Street Journal, Jerry Baker
Thomas MulcairAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de l'opposition officielle, Thomas Mulcair

L'opposition fulmine et veut un débat au Parlement

À Ottawa, le chef de l'opposition officielle Thomas Mulcair estime que le premier ministre Harper se doit d'être plus clair sur cette intensification éventuelle de la présence canadienne dans la lutte contre l'État islamique. « Il admet que les Américains lui ont écrit, il devrait rendre ça public », s'insurge le leader néo-démocrate, pour qui cette question doit faire l'objet d'un débat et d'un vote au Parlement.

Rappelons que la semaine dernière, l'opposition officielle avait refusé d'appuyer la décision de Stephen Harper d'envoyer des membres des forces spéciales dans le nord de l'Irak. L'implication actuelle du Canada au sein des actions de la coalition contre l'EI a débuté le 5 septembre dernier et elle devait être d'une durée de trente jours.

Thomas Mulcair reproche au gouvernement de refuser de fournir certains renseignements clés sur ce déploiement et de ne pas laisser les parlementaires se prononcer à ce sujet dans le cadre d'un vote. À la Chambre des communes, mercredi, il a d'ailleurs relancé le secrétaire parlementaire du ministre de la Défense, James Bezan, qui lui a répliqué que des discussions aurons lieu éventuellement.

« Nous arrivons à la fin des trente jours et nous aurons des discussions lorsque nous réviserons nos progrès et considérerons la possibilité de renouveler notre engagement », a déclaré James Bezan.

Une résolution contre les djihadistes étrangers

Il est à noter que mercredi un Conseil de sécurité extraordinaire de l'ONU a adopté une résolution contraignante pour endiguer le flot des djihadistes étrangers en Syrie et Irak et contrer la menace qu'ils représentent pour leur pays d'origine.

Dans une brève allocution à la suite de l'adoption de la résolution, le premier ministre Harper a déclaré que « la menace posée par les combattants étrangers est une source de préoccupation. Le conflit en Syrie et en Irak interpelle de plus en plus de personnes à travers le monde, y compris au Canada. [...] Pour nous, cela implique que des individus peuvent retourner chez nous avec des connaissances et de l'expérience en activités terroristes afin de motiver et d'en recruter d'autres ».

Stephen Harper a rappelé que, l'an dernier, afin de contrer cette menace, le Canada a adopté la Loi sur la lutte contre le terrorisme.

Avec les informations de La Presse canadienne

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