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Le Canada doit revenir sur la scène multilatérale, disent d'ex-diplomates

Le premier ministre Stephen Harper, à droite, et le ministre des Affaires étrangères, John Baird

Le premier ministre Stephen Harper, à droite, et le ministre des Affaires étrangères, John Baird

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

L'allocution que doit livrer jeudi en soirée le premier ministre canadien, Stephen Harper, devant les Nations unies devra être suivie de gestes concrets, selon d'anciens diplomates.

En point de presse à Ottawa, des spécialistes de la politique étrangère ont rappelé que l'ONU est toujours nécessaire au maintien de la paix et de la stabilité mondiales, tout en reconnaissant que l'organisation était mûre pour une réforme.

Le Canada devrait dédier une équipe au sein du ministère des Affaires étrangères pour assurer la pérennité de l'ONU, ont plaidé les ex-diplomates. Ils ont invité Stephen Harper à replacer le pays sur la scène multilatérale internationale.

Au cours des dernières années, le Canada a perdu de son influence sur la scène internationale, selon l'ex-ambassadeur Ferry de Kerckhove, à un point tel qu'il n'est plus considéré comme un joueur important.

Face aux Nations unies, c'est comme si le gouvernement Harper refusait la notion même de compromis.

Ferry de Kerckhove

Les anciens diplomates s'interrogent d'ailleurs sur ce qui pousse le premier ministre à prononcer un discours à l'Assemblée générale, à New York, laissant entendre que cette allocution a été organisée à des fins « électoralistes » à environ un an des prochaines élections générales.

Le précédent discours de Stephen Harper devant l'Assemblée générale remonte à septembre 2010. L'année précédente, il avait quitté New York la veille de l'Assemblée générale pour inaugurer un Tim Hortons à Oakville, en Ontario.

Réactions politiques 

Lorsque les journalistes ont demandé au chef libéral Justin Trudeau si la visite de Stephen Harper avait une saveur électoraliste, il a rétorqué : «  Je crois que ce n'est pas surprenant pour personne d'avoir vu pendant huit ans comment ce gouvernement a agi ».

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a quant à lui avancé que l'accueil qui sera réservé à M. Harper sera plus ou moins chaleureux. « C'est le même Stéphane Harper qui a traité les Nations unies de " gang de dictateur " », a-t-il déclaré.

Harper à New York

Le premier ministre Stephen Harper est à New York jusqu'à jeudi où il dirige la mission canadienne à l'ONU.

Mercredi, il participe à une séance de questions et réponses avec des chefs d'entreprise. Par la suite, il assiste à une réunion spéciale du Conseil de sécurité, présidée par le président américain Barack Obama, qui a invité des pays qui ne sont pas membres du Conseil de sécurité, dont le Canada.

En 2010. Le Canada n'était pas parvenu à obtenir un siège au Conseil après s'être retiré au troisième tour de scrutin. Ottawa avait alors concédé la victoire au Portugal.

D'ailleurs, M. Harper n'a pas participé mardi au sommet sur le climat de l'ONU, qui regroupait environ 120 chefs d'État, s'attirant des critiques pour cette absence.

Avec les informations de La Presse canadienne

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