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Une poursuite de 1,3 million à la suite du décès d'un bébé né en prison à Ottawa

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Julie Bilotta et son petit Gionni Lee.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La jeune femme d'Ottawa, qui avait accouché, il y a deux ans, dans une cellule du centre de détention d'Ottawa-Carleton (Nouvelle fenêtre), poursuit l'établissement carcéral pour 1,3 million de dollars. Elle allègue que le traitement qu'elle a subi a entraîné des blessures graves pour son bébé, lequel est mort treize mois plus tard, à la suite de problèmes respiratoires (Nouvelle fenêtre).

Julie Bilotta soutient que les agents correctionnels en fonction le 29 septembre 2012, jour de son accouchement, ont ignoré ses demandes pour se rendre à l'hôpital, malgré ses cris de douleur et ses appels à l'aide dans les heures précédant la naissance.

Elle avait été placée en isolement, selon elle, parce que ses cris dérangeaient les autres détenus.

Le Service paramédical d'Ottawa a confirmé avoir reçu un appel du centre de détention en soirée. Le petit Gionni-Lee est né une demie heure plus tard par le siège. Le Service ne précise pas toutefois si les ambulanciers avaient participé à l'accouchement.

Mme Bilotta allègue que les infirmières du centre de détention n'ont pas détecté à temps que le travail avait commencé et que l'accouchement présentait certains dangers. La poursuite estime que ce manque d'encadrement médical a causé de graves blessures au bébé.

Lorsque le petit Gionni-Lee a été hospitalisé, il était dans un état grave, souligne-t-on. Par la suite, il n'a jamais pleinement retrouvé la santé, soutient la poursuite, souffrant de problèmes respiratoires permanents.

La poursuite vise également la direction du centre correctionnel et d'autres employés.

Le gouvernement ontarien compte répondre à ces allégations en cour.

Les détails de l'incident

Julie Bilotta, alors âgée de 26 ans, avait été incarcérée pour non-respect des conditions en lien avec des accusations de contrefaçon et de fraude, alors qu'elle était enceinte de huit mois.

Elle avait déjà été trouvée coupable de vol et de menaces en 2010 et en 2011.

Elle avait pu retrouver son fils trois semaines après l'accouchement, ayant été libérée sous caution et transférée dans une maison de transition d'Ottawa. Le bébé avait été confié temporairement à sa grand-mère maternelle.

De leur côté, certains membres du personnel en fonction au moment de l'incident avaient été suspendus.

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