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Couillard souhaite la reprise des travaux de forages à Cacouna

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Le premier ministre Philippe Couillard, en marge du Forum des idées pour le Québec

Le premier ministre Philippe Couillard, en marge du Forum des idées pour le Québec

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, considère que les forages exploratoires de TransCanada à Cacouna sont des travaux nécessaires pour évaluer l'impact environnemental du projet.

« Ce ne sont pas des travaux qui visent à réaliser le projet. Ça fait partie de l'évaluation environnementale », a indiqué le premier ministre en point de presse. Philippe Couillard réagissait ainsi à la décision de la Cour supérieure de suspendre les travaux de forages effectués au port de Cacouna par TransCanada.

Le Tribunal ordonne à la compagnie albertaine de cesser ses travaux géotechniques jusqu'au 15 octobre.

À lire : 
Forages à Cacouna : la Cour ordonne l'arrêt des travaux
Forages à Cacouna : TransCanada ne baisse pas les bras

Le premier ministre a rappelé qu'il s'agissait de travaux préliminaires dont les résultats seront présentés à l'analyse globale du projet par la Commission fédérale de l'énergie et par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement. « On en a absolument besoin pour caractériser les sols », a précisé Philippe Couillard.

Et il faut arrêter de mettre en opposition les projets économiques et l'environnement.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Dans son jugement, la juge Claudine Roy note plusieurs lacunes dans le processus de délivrance du certificat des travaux par le ministère de l'Environnement.

Les quatre fonctionnaires mandatés par le gouvernement, souligne la juge Roy, n'ont pas consulté les spécialistes des bélugas pour connaître les conséquences du projet sur l'habitat du béluga. La juge considère de plus que le ministre de l'Environnement n'avait pas en mains tous les documents et expertises scientifiques nécessaires pour délivrer les certificats d'autorisation à TransCanada.

Le premier ministre Couillard admet qu'il y a eu des problèmes de communication entre le ministère des Pêches et des Océans et le ministère de l'Environnement. Les communications entre les deux doivent être plus fluides, croit le premier ministre.

TransCanada veut effectuer des travaux exploratoires au port de Cacouna pour en faire un port pétrolier pour relier un oléoduc de 4600 km. L'oléoduc transporterait quotidiennement plus de un million de barils de pétrole brut de l'Ouest canadien jusqu'à des raffineries et des terminaux au Québec et au Nouveau-Brunswick.
De 70 à 90 jours de forage sont prévus pour terminer la phase exploratoire du projet de port pétrolier.

L'opposition demande l'apport du BAPE

Les députés Sylvain Gaudreault et Bernard DrainvilleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les députés Sylvain Gaudreault et Bernard Drainville

Photo : Radio-Canada

L'opposition officielle croit que le projet de TransCanada devrait faire dès maintenant l'objet d'une analyse par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.

Ce n'est pas à TransCanada de décider ce qui va passer sur notre territoire. Ce n'est pas non plus à Ottawa de le faire

Sylvain Gaudreault, porte-parole du Parti québécois en matière d'environnement et de développement durable,

Le porte-parole du Parti québécois en matière d'environnement et de développement durable, Sylvain Gaudreault, estime qu'à la lumière du jugement de la Cour supérieure, le ministre de l'Environnement David Heurtel devrait annuler tous les certificats d'autorisation délivrés à TransCanada.

« J'ai rarement vu un jugement aussi sévère à l'égard d'un ministre. Le jugement souligne que le ministre Heurtel n'avait aucun avis scientifique pour délivrer les certificats », a souligné le député Gaudreault, qui s'inquiète du comportement du ministre de l'Environnement.

Le processus a été vicié, selon Sylvain Gaudreault, qui accuse le ministre et le gouvernement d'être à la solde de TransCanada.

Des avis requis par la loi

Pierre Béland, directeur scientifique de la recherche sur l'écotoxicité du Saint-Laurent et père de la recherche sur le béluga, considère aussi que toutes les règles n'ont pas été suivies. Le béluga est une espèce menacée et sa protection est régie par la Loi sur les espèces en péril et par la Loi sur les espèces menacées et vulnérables, fait valoir le scientifique.

D'après la loi, explique M. Béland, Ottawa comme Québec auraient dû requérir l'avis des meilleurs scientifiques en la matière. Or, indique Pierre Béland, ils travaillent tous à l'Institut Maurice-Lamontagne et personne ne leur a demandé leur avis.

Le béluga est une des espèces qui symbolisent le plus la lutte pour l'environnement.

Pierre Béland, directeur scientifique de la recherche sur l'écotoxicité du Saint-Laurent et père de la recherche sur le béluga

Par ailleurs, sur la scène fédérale, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a salué la décision de la Cour supérieure.

Le député de Montmagny-L'Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup, François Lapointe, s'est réjoui de la décision et exige que l'avis des spécialistes sur la protection des espèces menacées soit entendu.

Le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron, estime pour sa part que les tribunaux sanctionnent aussi le manque de transparence du gouvernement conservateur.

Le NPD a maintes fois réclamé un moratoire sur les forages au large de Cacouna.

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