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Québec s'entend avec les deux fédérations de médecins

Entente de principe entre Québec et les omnipraticiens. Les précisions de Davide Gentile.
Radio-Canada

Québec a obtenu un étalement sur huit ans des hausses salariales consenties aux médecins omnipraticiens et spécialistes, ce qui contribuera au retour de l'équilibre budgétaire espéré par le gouvernement pour 2014-2015.

Mercredi après-midi, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a confirmé qu'une entente de principe avait été conclue avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ). Elle doit être soumise au vote jeudi.

Plus tôt dans la journée, la Fédération des omnipraticiens du Québec (FMOQ) avait conclu une entente du même genre avec le gouvernement. Le résultat des négociations doit être présenté aux médecins de famille lors de leur assemblée générale du 4 octobre. Le président de la FMOQ, Louis Godin, croit que les membres accepteront cet accord.

Les médecins de famille, tout comme les médecins spécialistes, n'auraient pas de hausse de salaire en 2014-2015 et une très faible augmentation de leur rémunération l'année suivante, mais de plus importantes hausses de salaire les six années suivantes dans le cadre de cet étalement des augmentations de salaire déjà consenties.

Le ministre Barrette n'a pas voulu détailler davantage le contenu des ententes avec les fédérations. 

Pour l'instant, la FMSQ n'a pas commenté la conclusion de l'entente de principe, contrairement à la Fédération des omnipraticiens. 

Je ne vous cacherai pas que ce n'est pas avec un enthousiasme débordant que les médecins de famille ont accepté ça, mais ils sont conscients que c'est quelque chose qu'on devait faire pour les Québécois, pour nos patients.

 Louis Godin, président de la FMOQ

Le gouvernement québécois souhaitait obtenir un étalement des hausses des deux groupes de médecins - qui représentent des déboursés de 1,2 milliard de dollars - afin d'atteindre l'équilibre budgétaire.

Les négociations, qui avaient commencé en mai, semblaient avoir dérivé la semaine dernière, alors que la menace d'une loi spéciale planait au-dessus de la tête des médecins spécialistes. Les deux fédérations négociaient en parallèle. Le ministre Barrette a minimisé la portée des déclarations publiques faites de part et d'autre. « Ça a été une négociation normale pour moi, a-t-il mentionné. Pour moi, ça a été une négociation tout à fait correcte, avec ses tactiques et stratégies habituelles. Hier, nous nous sommes quittés dans la bonne humeur. »

Le ministre de la Santé, Gaétan BarretteLe ministre de la Santé, Gaétan Barrette

Barrette discret sur les agences régionales de santé

Par ailleurs, le ministre Barrette n'a pas voulu donner des détails sur le projet de loi du gouvernement pour modifier l'organisation et la gouvernance du réseau de la santé et des services sociaux, notamment par l'abolition des agences régionales. Ce projet de loi, qui a été mis au Feuilleton de l'Assemblée nationale, sera déposé jeudi.

Il faut des réformes pour que le système de santé soit viable, a précisé le ministre Barrette, ajoutant que la croissance des dépenses doit être maîtrisée, tout en donnant les services nécessaires aux patients.

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