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Compressions à l'Université Laval : « Complètement irréalisables », soutient le recteur

Denis Brière, recteur de l'Université Laval

Denis Brière, recteur de l'Université Laval

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Université Laval n'en démord pas. La seule façon de réaliser les coupes de 42 millions de dollars imposées par le gouvernement Couillard est de reporter certains investissements immobiliers. Le Conseil du Trésor, qui a d'abord refusé cette proposition, est en train de la réévaluer.

L'Université a retourné son budget de fonctionnement dans tous les sens depuis l'annonce des nouvelles coupes en juin dernier. « On nous demande de couper 42 millions de dollars dans une année de façon rétroactive, parce que l'année est déjà en cours. C'est complètement irréalisable. On ne peut pas faire ça », soutient le recteur de l'Université Laval Denis Brière, rappelant les quelque 100 millions déjà coupés depuis 2007. Il soutient que Québec a mal évalué les impacts de ces nouvelles compressions.

L'Université a réussi à retrancher 32 millions de dollars sans toucher à sa « mission de formation et de recherche ». L'argent a été coupé « un peu partout », indique le recteur.

Ce sont les derniers 10 millions qui posent problème. La proposition soumise au gouvernement : prendre cette somme à même le budget d'investissements immobiliers et l'utiliser pour les dépenses de fonctionnement.

Une proposition refusée il y a quelques semaines par Québec. « Le Conseil du trésor s'obstine à favoriser le béton au détriment de la formation et de la recherche », déplorait le vice-recteur exécutif et au développement Éric Bauce dans un communiqué le 18 septembre dernier.

Mais depuis, le recteur affirme qu'il y a eu de nouvelles discussions avec le ministère. « Il y a eu des objections, on a répondu à toutes ces objections. Par exemple, certains pensaient que ce n'était pas à coût nul. Ça ne coûte rien au gouvernement, on l'a prouvé », insiste M. Brière.

Seule solution pour Laval

Denis Brière assure que le report des investissements immobiliers ciblés - comme la rénovation de parements extérieurs, des travaux de climatisation et la signalisation - n'aura aucun impact. « On a fait l'analyse très finement tout l'été, ça ne met pas en péril la vétusté de nos immeubles », soutient-il.

Pour l'Université, il s'agit de la seule solution possible pour atteindre l'équilibre budgétaire. « On essaie de trouver d'autres solutions, mais pour le moment, ce n'est pas réalisable », dit M. Brière.

La direction attend une réponse du gouvernement Couillard cette semaine quant à son plan de compressions.

Ces dernières coupes s'ajoutent aux 100 millions de dollars déjà retranchés à l'Université Laval depuis 2007. 

Les demandes d'admission à l'Université Laval ont franchi le cap des 50 000 pour la session d'automne, un record pour l'institution. Il s'agit d'une hausse de 4,4 % comparativement à l'an passé. La direction explique ces résultats par l'attrait grandissant de l'université auprès des étudiants étrangers et des personnes qui font un retour aux études notamment.

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