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Premiers raids américains contre l'État islamique en Syrie

Village Kfar Derian en Syrie bombardé par les États-Unis

Village Kfar Derian en Syrie bombardé par les États-Unis

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Edlib News Network ENN

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les États-Unis et leurs alliés arabes ont mené les premières frappes aériennes en territoire syrien contre les positions du groupe armé État islamique (EI). Au moins une cinquantaine de raids ont été lancés au cours de la nuit dernière.

Selon le Pentagone, les attaques ont été menées dans le nord de la Syrie, principalement dans la région de Raqqa, qui est le centre du pouvoir de l'EI. Des frappes ont aussi été menées dans le nord de l'Irak, dans la région de Kirkouk, où les terroristes affrontent les combattants kurdes pour le contrôle du territoire.

Les frappes ont visé des sites d'entraînement, des centres de commandement, des bases, des dépôts, des véhicules armés et des camions de ravitaillement dans les régions syriennes de Raqqa, de Deir Ezzor, de Hassaka et de Boukamal, a déclaré le commandement central des forces américaines.

Ces raids ont été menés en partenariat avec la Jordanie, le Bahreïn, le Qatar, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, tous membres de la coalition formée par Washington et une dizaine de pays du Moyen-Orient (Nouvelle fenêtre) engagés dans la lutte contre l'EI.

« Je peux confirmer que l'armée américaine et les forces de pays partenaires mènent des opérations militaires contre les terroristes de l'EI en Syrie avec des avions de chasse, des bombardiers et des missiles Tomahawk d'attaque au sol. »

— Une citation de  John Kirby, contre-amiral et porte-parole du département américain de la Défense

Au moins 47 missiles Tomahawk ont été tirés de navires américains depuis la mer Rouge contre des cibles de l'EI. Des avions de chasse, des drones et des bombardiers ont aussi été mis à contribution, précise le Pentagone.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), au moins une vingtaine de membres de l'EI ont été tués au cours des bombardements.

Al-Qaïda également frappée en Syrie

Les États-Unis ont aussi bombardé, seuls cette fois, des positions d'une autre formation extrémiste, le groupe Khorassan, dans la région syrienne d'Alep.

Les membres de Khorassan sont affiliés à l'organisation Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda. Les raids américains ont tué environ 50 de ces combattants, selon l'OSDH.

D'après le Pentagone, ces opérations « visaient à mettre en échec une attaque imminente préparée par ce groupe contre les États-Unis et les intérêts occidentaux ».

Aucun sanctuaire de terroristes ne sera toléré, prévient Obama

À Washington, le président Barack Obama a confirmé avoir donné l'ordre de procéder à ces frappes en Syrie, soulignant au passage les efforts accomplis par les militaires américains et leurs alliés lors de ces opérations.

Le président a, du même souffle, assuré que son gouvernement allait poursuivre ses efforts en vue d'élargir et de renforcer la coalition internationale engagée dans la lutte contre l'EI.

Précisant que cette guerre contre le groupe armé État islamique allait prendre du temps et nécessiter des efforts concertés et soutenus, Obama a prévenu que les États-Unis ne toléreront pas de « sanctuaire pour les terroristes qui menacent les Américains ».

Damas avait été prévenue

Selon la télévision publique syrienne, les États-Unis ont informé dès lundi la délégation syrienne à l'ONU que des positions du groupe armé État islamique allaient être prises pour cibles à Rakka, à 400 km au nord-est de la capitale Damas.

Washington avait déclaré précédemment que les Américains ne se coordonneraient en aucune façon avec les autorités syriennes en ce qui concerne la lutte contre l'EI. De longue date, la position de Barack Obama est voir le président Bachar Al-Assad quitter le pouvoir, notamment après l'utilisation d'armes chimiques contre la population syrienne en août 2013, attaques que les États-Unis et l'Union européenne attribuent au régime Al-Assad.

Erratum : Une version précédente de cet article désignait le régime de Bachar Al-Assad comme l'auteur d'attaques à l'arme chimique contre sa population en août 2013. Or, le rapport des inspecteurs de l'ONU, remis en décembre 2013, confirme l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit syrien mais ne désigne aucun responsable.

Les frappes en Syrie ont débuté quelques heures avant l'arrivée de Barack Obama à New York pour l'Assemblée générale de l'ONU. Le président américain ne devrait pas manquer d'occasion d'appeler à l'élargissement de la coalition qu'il a entrepris de rassembler pour éradiquer l'EI. Elle réunit pour le moment une quarantaine de pays.

Le président des États-Unis doit par ailleurs présider mercredi une séance du Conseil de sécurité consacrée au problème des candidats au « djihad ». Elle devrait donner lieu à l'adoption d'une résolution invitant les États membres de l'ONU à « prévenir et à empêcher » leurs déplacements.

Sa décision d'intervenir militairement en Syrie, pays en proie à la guerre civile depuis trois ans, illustre la gravité de la menace que représente le groupe terroriste aux yeux du gouvernement américain, qui s'était jusqu'ici gardé de toute implication directe.

Notre dossier
L'avancée des djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL)
Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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