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L'opposition syrienne pro-occidentale veut des frappes immédiates contre l'EI en Syrie

Soldats kurdes en formation

Soldats kurdes en formation

Photo : Ahmed Jadallah / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef de la coalition nationale syrienne, qui regroupe les opposants à Bachar al-Assad soutenus par l'Occident, a pressé la communauté internationale de mener des frappes aériennes « immédiates » contre le groupe armé État islamique (EI) qui mène une offensive dans le nord-est de la Syrie.

Lundi, Hadi al-Bahra a rappelé en marge de l'Assemblée générale de l'ONU que « des centaines de milliers de civils dans le nord de la Syrie sont prisonniers d'un siège brutal ». De plus, au cours des derniers jours, plus de 130 000 personnes, surtout des Kurdes, se sont réfugiées en Turquie, fuyant l'avancée de l'EI dans la région d'Aïn al-Arab, dans le nord-est syrien.

« Pour éviter la catastrophe, nous sommes prêts à nous coordonner avec nos alliés pour donner le plus d'impact possible aux frappes contre l'EI », a déclaré M. Al-Bahra.

Frapper les djihadistes de l'EI uniquement en Irak ne marchera pas, s'ils continuent à opérer, à se regrouper et à s'entraîner en Syrie.

Une citation de :Hadi al-Bahra, chef de la coalition d'opposition

Depuis le 8 août, les États-Unis mènent des frappes aériennes dans le nord de l'Irak où opèrent aussi les membres du groupe armé État islamique. Washington n'a pas exclu d'étendre ses attaques en Syrie, mais sans préciser un calendrier.

Spéculations autour d'un rapprochement Téhéran-Washington

Pendant ce temps, les spéculations se poursuivent sur un rôle éventuel de l'Iran dans la lutte contre le groupe armé État islamique.

Lundi, des responsables iraniens ont déclaré à l'agence Reuters que l'Iran était disposé à collaborer avec les États-Unis et leurs alliés contre l'EI, en échange d'une attitude moins intransigeante sur la question de l'enrichissement nucléaire, une avenue rapidement rejetée par la Maison-Blanche.

Mais selon le professeur d'histoire des relations internationales de l'Université de Montréal Samir Saul, ce queTéhéran veut surtout, c'est que la coalition s'engage à ne pas attaquer l'État syrien, son allié, mais uniquement les membres de l'EI.

Je pense que l’Iran veut surtout des garanties que cette coalition porte véritablement sur les djihadistes, et pas sur la Syrie. 

Une citation de :Le professeur Samir Saul

Or, les intentions de la coalition internationale ne sont pas claires, selon le professeur Saul, qui souligne que cette « coalition des plus bizarre » comprend l'Arabie saoudite, qui a soutenu par le passé les les islamistes, mais exclut des adversaires déclarés du djihadisme comme la Russie et l'Iran, tous deux alliés du régime de Bachar al-Assad.

Entrevue avec le professeur Samir Saul

Avec les informations de Associated Press, Agence France-Presse, et Reuters

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