•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manifestations à travers le monde pour le climat

Manifestation pour le climat à New York, le 21 septembre

Photo : Jason DeCrow

Radio-Canada

Des manifestations ont eu lieu un peu partout dans le monde aujourd'hui pour dénoncer le manque d'action des gouvernements en matière de changements climatiques. Le plus gros rassemblement, qui s'est tenu à New York, a attiré plus de 300 000 personnes, selon les organisateurs.

Des manifestants contre le pipeline canadien Keystone se sont fait notamment entendre dans la Grosse pomme, ainsi que plusieurs groupes autochtones.

Des organismes environnementaux canadiens avaient aussi envoyé des porte-parole à New York. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le maire de New York, Bill de Blasio, l'ancien vice-président américain Al Gore et l'acteur Leonardo DiCaprio, entre autres, ont également pris part à la marche.

C'est la planète où les générations suivantes vont vivre. Il n'y a pas de plan B, parce qu'il n'y a pas de planète B.

Ban Ki-moon, participant à la manifestation à New York

Le maire de Blasio a aussi dévoilé dimanche un nouveau plan pour que New York réduise de 80 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050 par rapport à leurs niveaux de 2005.

Pour relire notre couverture en direct de la manifestation sur votre appareil mobile, cliquez ici. (Nouvelle fenêtre)

Sommet de l'ONU sur le climat

Des manifestations du même genre ont également lieu dans d'autres grandes villes du monde aujourd'hui, dont Paris, Berlin, Melbourne, Londres, Amsterdam, Stockholm, Rome, Madrid, New Delhi et Rio de Janeiro.

La manifestation à New York était organisée deux jours avant que s'y tienne le sommet de l'ONU sur le climat. Cette conférence, où sont attendus près de 120 chefs de gouvernements, vise à préparer la Conférence mondiale sur les changements climatiques de Paris de l'automne 2015.

Ban Ki-moon tente de faire pression sur les chefs d'État pour qu'un accord réduisant la pollution liée au réchauffement climatique soit conclu à New York. Le premier ministre canadien Stephen Harper ne participera pas au sommet, à l'instar des chefs de gouvernement chinois et indien. M. Harper a plutôt choisi de déléguer la ministre de l'Environnement, Leona Aglukkaq.

Manifestation pour le climat à LondresAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Manifestation pour le climat à Londres

Photo : Luke MacGregor / Reuters

Manifestations au Québec

Marche pour le climat à Montréal, le 21 septembreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marche pour le climat à Montréal, le 21 septembre

Photo : Radio-Canada

À Montréal, quelque 3000 personnes ont défilé dans les rues cet après-midi. Elles sont parties du parc La Fontaine pour se rendre au parc Jeanne-Mance. Tous les manifestants étaient invités à s'épingler un bout de tissu en forme de coeur vert sur leurs vêtements. 

Des marches étaient aussi organisées dans d'autres villes québécoises, dont Baie-Comeau, Gaspé, Rimouski, Québec, Trois-Rivières, Drummondville et Saint-Jean-sur-Richelieu.

Des politiciens participaient à l'événement. La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé, était de la partie à Montréal. « Au Québec aussi on peut faire la différence et freiner les changements climatiques. Que ce soit en refusant de devenir les porteurs d'eau du pétrole sale de l'Alberta ou en s'opposant à la construction du port pétrolier de Cacouna, la population ne doit pas se laisser faire et doit tenir tête au gouvernement de Harper. Pourquoi les Québécois et les Québécoises accepteraient ce que la Colombie-Britannique et les États-Unis ont refusé? », se demande Manon Massé.

Par ailleurs, le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, était à Tadoussac dans le cadre de la marche pour la protection et la préservation du fleuve Saint-Laurent et des espèces qui en dépendent,  une considération que l'on a tenu à souligner dans le contexte du projet d'oléoduc de TransCanada.

Les gouvernements doivent agir

Selon Patrick Bonin, responsable de la campagne climat-énergie de Greenpeace, même si la baisse de la consommation de chaque individu est importante pour lutter contre la pollution, l'action des gouvernements est de la plus haute importance.

« On consomme beaucoup trop d'énergie, on gaspille beaucoup. Mais au-delà de l'agir individuel, il faut également que nos gouvernements soient cohérents et permettent aux gens d'avoir des alternatives. Par exemple, au niveau du transport, ça prend du transport en commun efficace, rapide, qui soit en place. Il faut aussi éviter les projets qui nous font reculer, comme les projets de pipelines de sables bitumineux, le projet de cimenterie Port-Daniel », énumère-t-il.

M. Bonin, qui participait à la manifestation de Montréal, considère que la responsabilité d'agir concerne particulièrement les États-Unis et la Chine. Il souligne également l'importance d'aider les pays en développement à prendre le virage vers les énergies vertes et à s'adapter aux changements climatiques qu'ils subissent.

« Qu'on se sorte le plus rapidement possible de notre dépendance aux combustibles fossiles », conclut-il.

Des manifestants pour le climat à BerlinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestants pour le climat à Berlin

Photo : Thomas Peter / Reuters

Changements climatiques
Avec les informations de La Presse canadienne, Agence France-Presse, et Reuters

International