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Harper et Couillard satisfaits du choix des Écossais

Des partisans du non à l'indépendance célèbrent leur victoire au lendemain du référendum en Écosse.

Des partisans du non à l'indépendance célèbrent leur victoire au lendemain du référendum en Écosse.

Photo : Getty Images / Jeff J Mitchell

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors qu'à Ottawa le gouvernement de Stephen Harper se réjouit de la victoire du non au référendum sur l'indépendance de l'Écosse, à Québec, le premier ministre libéral Philippe Couillard exprime sa satisfaction de la décision des Écossais. Le parti québécois et la Coalition Avenir Québec en tirent les leçons.

Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, affirme que les Écossais ont choisi en toute démocratie de « demeurer au sein d'un Royaume-Uni fort ».

Le chef de la diplomatie canadienne écrit : « Il est tout à l'honneur des gouvernements écossais et britannique d'avoir su mener un débat serein, ouvert et démocratique portant sur deux convictions très différentes, mais sincères. »

« Le Royaume-Uni et le Canada ont noué des liens historiques profonds ainsi qu'un important partenariat de travail. Nous nous réjouissons à la perspective de poursuivre notre amitié pendant longtemps encore. »

— Une citation de  John Baird

Un choix qui appartient aux Écossais

Québec salue le processus démocratique écossais. Sébastien Bovet est à Québec

À Québec, le premier ministre Philippe Couillard a également salué la tenue d'un « exercice effectué dans le respect des institutions, des gens et des lois » et a félicité les gouvernements britannique et écossais pour le déroulement de cet exercice démocratique.

Ce référendum a une signification particulière au Québec en raison « des échos de notre passé récent », estime Philippe Couillard.

« Pour une majorité de Québécois, [la] fierté nationale est jumelée à celle d'appartenir à un plus grand ensemble, celui de la fédération canadienne. La recherche de l'équilibre entre ces deux sentiments est au cœur de notre histoire. L'Écosse vit également cette situation, mais dans un contexte très différent. »

Faisant un peu de politique au passage, le chef libéral a déclaré que les Québécois se sont prononcés trois fois contre l'indépendance. Deux fois par référendum, ainsi que lors de la dernière campagne électorale qui a porté son parti au pouvoir.

« Chez nous, ce choix s'est exprimé à trois reprises. Lors de deux référendums et aussi lors de la récente élection générale qui n'était pas uniquement, mais fortement imprégnée de l'enjeu référendaire. »

— Une citation de  Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Des négociations difficiles en perspective

Les partis d'opposition, autant à Ottawa qu'à Québec,avaient aussi leur mot à dire en ce lendemain de référendum.

Pour le député libéral Stéphane Dion qui a joué un rôle actif lors du référendum québécois de 1995, l'après-référendum en Écosse, même si le non l'a emporté, annonce une période de négociations difficiles entre Londres et le gouvernement écossais. Le résultat d'un tel référendum n'est pas un verdict sans conséquences, ni un processus facile, a rappelé le député fédéral de Saint-Laurent.

Au NPD, on retient surtout le respect par Londres et Édimbourg de la règle démocratique de 50 % +1, ce qui est également la position des néo-démocrates advenant un nouveau référendum au Québec, précise le parti.

Le Parti québécois salue le travail des indépendantistes écossais

À Québec, le chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, a également souligné le respect et le calme dans lequel s'est déroulé le plébiscite.

« Après une campagne positive qui a duré plusieurs mois, c'est dans le calme et avec le plus grand respect pour la démocratie que le peuple écossais a pu discuter de son avenir et voter », écrit le chef de l'opposition à l'Assemblée nationale.

« Le résultat de ce référendum démontre à quel point le mouvement indépendantiste écossais est puissant. Parce que le processus fut irréprochable et qu'il a suscité la participation de chacun, c'est toute l'Écosse qui en ressort grandie. »

— Une citation de  Stéphane Bédard, chef intérimaire du Parti québécois

Rappelant au passage que tous en Écosse, notamment le gouvernement britannique, ont respecté le principe d'une majorité à 50 % + 1, le député de Chicoutimi salue la participation massive des Écossais (à 84 %) à cet exercice démocratique.

« Nos deux nations ont beaucoup à se dire et tant à apprendre l'une de l'autre. Nous allons continuer de renforcer nos liens avec l'Écosse, voire les intensifier », conclut Stéphane Bédard.

Progresser au sein d'un ensemble plus vaste, dit Legault

Pour le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault, « les Écossais ont choisi de faire progresser leur nation à l'intérieur d'un ensemble plus vaste, le Royaume-Uni. Ce pari, c'est aussi celui que les Québécois ont fait ».

« Mais pour que cela fonctionne, il faut jouer le jeu et tirer le meilleur parti de notre appartenance au pays auquel les Québécois ont librement choisi d'appartenir. »

— Une citation de  François Legault, chef de la CAQ

« C'est ce que les Écossais semblent vouloir faire. C'est ce que nous devons faire aussi », ajoute François Legault.

M. Legault y va également d'une mise en garde qui semble directement adressée aux souverainistes québécois : « l'indépendance est une idée noble ». « Mais le danger des idées, à force d'être martelées, est de faire disparaître le pays réel derrière le pays imaginaire, de verser dans l'obsession, l'acharnement à tenir des référendums, au mépris de la volonté populaire, de ce que dit la réalité du monde d'aujourd'hui ».

L'Écosse a dit non au référendum

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