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Et si le oui l'emportait? Six questions pour comprendre

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Écossais se sont présentés en grand nombre aux urnes pour participer au référendum qui décidera de leur avenir. Si le oui l'emporte, qu'est-ce qui les attend?


1. Quelle serait la prochaine étape?

Des partisans du oui à Glasgow.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des partisans du oui à Glasgow.

Photo : ? Dylan Martinez / Reuters

Advenant une victoire du oui, l'Écosse et le Royaume-Uni entameront des négociations sur le transfert des pouvoirs et la répartition des actifs et des passifs. La date prévue pour l'indépendance est le 24 mars 2016 et la première élection aurait lieu le 5 mai 2016.


2. Est-ce que la reine serait toujours la chef de l'État?

La reine Élisabeth IIAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La reine Élisabeth II

Photo : AFP / BEN STANSALL

Le gouvernement écossais veut que la reine d'Angleterre demeure chef de l'État, tout comme elle l'est pour des pays indépendants tels que le Canada et l'Australie. Pour le moment, la reine Élisabeth est restée neutre sur la question, tout en invitant les Écossais à « réfléchir très soigneusement à leur avenir ». La souveraine est très attachée à l'Écosse, où elle passe tous ses étés au château de Balmoral.


3. Quels nouveaux pouvoirs aurait l'Écosse?

Le parlement écossaisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : ? David Moir / Reuters

Depuis 1999, le Parlement écossais a récupéré certains pouvoirs, dont l'éducation, la santé, le logement et le tourisme. Toutefois, c'est Londres qui garde le contrôle sur l'immigration, la défense, la politique extérieure et les finances publiques. Les Écossais aimeraient pouvoir en décider par eux-mêmes.


4. Quelle serait la monnaie écossaise ?

Des livres sterlingAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : AFP / ANDY BUCHANAN/Getty Images

Les dirigeants écossais veulent conserver la livre sterling dans le cadre d'une union monétaire entre les deux pays. Le premier ministre britannique, David Cameron, a toutefois soutenu qu'un tel arrangement était hors de question. Le gouverneur de la banque d'Angleterre, Mark Carney, et le ministre des Finances, George Osborne, abondent dans le même sens. Selon eux, une union monétaire est incompatible avec la souveraineté.

Si les Écossais décidaient néanmoins de conserver la livre, ils perdraient le contrôle sur leur monnaie, puisque c'est la Banque d'Angleterre qui détiendrait le pouvoir monétaire et qui prendrait les mesures économiques qui lui conviennent.

Les Écossais auraient également l'option d'adopter l'euro ou encore de créer une nouvelle monnaie.


5. Une Écosse indépendante ferait-elle partie de l'UE?

Le drapeau de l'Union européenne flotte devant les bureaux de l'organisation à Bruxelles.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le drapeau de l'Union européenne flotte devant les bureaux de l'organisation à Bruxelles.

Photo : AFP / GERARD CERLES

C'est ce que souhaitent les dirigeants écossais, qui estiment que leur pays pourrait négocier avec l'Union européenne afin de préserver la continuité de son adhésion.

Ce n'est pourtant pas l'avis du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui soutient que l'Écosse devra, comme tout autre État, entamer des procédures d'adhésion et suivre le processus habituel.

L'accession à l'UE doit être approuvée par tous les autres membres, ce qui ne sera pas évident. L'Espagne, aux prises avec ses propres tendances indépendantistes en Catalogne, pourrait se montrer réticente à donner son approbation, tout comme l'Angleterre, en guise de représailles.


6. Ferait-elle partie de l'OTAN?

Des soldats des Royal Scots Dragoon Guards participent à une parade le 3 avril 2014, à Glasgow.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des soldats des Royal Scots Dragoon Guards participent à une parade le 3 avril 2014, à Glasgow.

Photo : Getty Images / Jeff J Mitchell

Les dirigeants écossais proposent de mettre sur pied une armée de 15 000 soldats et 5000 réservistes. Opposés au nucléaire, ils voudraient rendre au Royaume-Uni les sous-marins nucléaires basés sur son territoire.

Ils souhaitent également qu'une Écosse indépendante reste membre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord. Mais le secrétaire général de l'organisation, Anders Fogh Rasmussen, a affirmé qu'elle devrait présenter sa candidature et démontrer qu'elle remplit les critères nécessaires. Les États membres pourraient alors décider s'ils l'acceptent au sein de l'OTAN.

L'Écosse entre le oui et le non
Avec les informations de Associated Press

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