•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Écossais se prononcent sur leur avenir

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les quelque 4,3 millions d'électeurs appelés à se prononcer sur l'indépendance de l'Écosse par référendum se rendent aux urnes au terme d'une campagne qui s'est achevée sur une très courte avance des partisans du non dans les enquêtes d'opinion.

Les quelque 4,3 millions d'électeurs appelés à se prononcer sur l'indépendance de l'Écosse par référendum se rendent aux urnes au terme d'une campagne qui s'est achevée sur une très courte avance des partisans du non dans les enquêtes d'opinion.

On s'attend à un taux de participation record de 80 % ou plus. Les ténors des deux camps, le premier ministre écossais Alex Salmond et l'ancien premier ministre britannique Gordon Brown, ont déjà voté, sans faire de commentaires.

« Quel que soit le résultat, nous sommes une démocratie et il faut respecter le verdict des urnes », a affirmé au Times le premier ministre britannique David Cameron, à qui il a confié, hier, qu'il lui arrivait de se réveiller la nuit en sueur, effrayé à l'idée d'une victoire du oui.

Depuis ce matin 7 h, heure locale (2 h HAE), les Écossais doivent répondre à la question suivante :

« L'Écosse doit-elle être un pays indépendant? »

— Une citation de  La question référendaire écossaise

De Londres, Jean-François Bélanger fait le point.

Les camps du oui et du non ont fourni un dernier effort mercredi pour convaincre les électeurs de l'importance de faire le bon choix. Un oui mettrait fin à trois siècles d'union avec l'Angleterre.

Cette indépendance, « faisons-la! », a appelé le premier ministre écossais Alex Salmond dans une lettre adressée à tous les citoyens écossais.

Puis, lors d'un rassemblement à Perth, il a déclaré qu'il s'agissait de l'occasion d'une vie. « Saisissons-la des deux mains », a-t-il lancé, tandis que la foule scandait : « Oui, nous en sommes capables. »

« L'avenir de l'Écosse doit être entre les mains de l'Écosse! »

— Une citation de  Alex Salmond

Écosse : analyse de Raymond Saint-Pierre

Du côté des partisans du non, un rassemblement se tenait à Glasgow, la ville la plus peuplée d'Écosse. L'ancien premier ministre britannique Gordon Brown a prévenu à cette occasion que l'indépendance était « un piège duquel nous risquons ne jamais pouvoir échapper ». C'est « un champ de mines économique où on risque d'exploser à tout moment », a-t-il soutenu.

Devant lui, la foule tenait des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Aimez l'Écosse, votez non ».

Les derniers sondages donnent le non vainqueur à 52 % ou 53 %. Le suspense est d'autant plus grand sur l'issue de cette consultation référendaire qu'environ 600 000 électeurs affirmaient être indécis seulement quelques heures avant de se rendre dans l'isoloir.

De l'étranger, des appels à l'union se sont aussi fait entendre. Le président américain Barack Obama a écrit sur Twitter que « le Royaume-Uni est un partenaire extraordinaire pour l'Amérique et une force pour le bien dans un monde instable ».

« J'espère qu'il restera fort, robuste et uni. »

— Une citation de  Barack Obama sur Twitter

Les aspirations à l'indépendance « torpillent » l'esprit européen, a dit quant à lui le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, dont le pays fait aussi face à un mouvement indépendantiste en Catalogne.

L'Union européenne a de son côté déjà mis en garde l'Écosse. En entrevue avec la BBC, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré qu'une Écosse indépendante ne deviendrait pas automatiquement membre de l'Union européenne (Nouvelle fenêtre), même si le Royaume-Uni en fait déjà partie, et qu'elle devrait faire une demande d'adhésion.

Ryan Randall joue de la cornemuse devant un bureau de vote à Édimbourg, en Écosse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ryan Randall joue de la cornemuse devant un bureau de vote à Édimbourg, en Écosse.

Photo : Paul Hackett / Reuters

Au Canada, le premier ministre Stephen Harper, qui se trouvait à Londres au début du mois pour assister à un sommet de l'OTAN, a recommandé aux Écossais de voter non. M. Harper a affirmé que les Canadiens étaient en mesure de comprendre le dilemme actuel vécu par le Royaume-Uni et l'Écosse à travers la lentille de ce que le pays a vécu avec le Québec.

« Ce débat a eu lieu très intensément pendant très longtemps. Ultimement, cet intense débat n'a pas fait de gagnant. Il a créé une société qui était très divisée », avait-il dit.

Les 2600 bureaux de vote écossais seront ouverts jusqu'à 22 h (17 h HAE) et le résultat du scrutin devrait être connu vendredi. Pour pouvoir voter au référendum, il faut résider en Écosse, avoir au moins 16 ans, être ressortissant britannique, du Commonwealth ou de l'Union européenne. Les Écossais qui résident à l'extérieur du territoire ne pourront pas voter.

ICI RDI présentera les résultats du référendum lors d'une émission spéciale en direct, ce soir, à partir de minuit.

L'Écosse entre le oui et le non

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !