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Femmes autochtones : les chefs de l’Alberta réclament, en chœur, une enquête nationale

Les chefs des Premières Nations de l'Alberta sont tous pour une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées

Les chefs des Premières Nations de l'Alberta sont tous pour une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées

Photo : Ici Radio-Canada

Radio-Canada

Les 48 Premières Nations de l'Alberta joignent leurs voix à celles qui demandent une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Leurs chefs ont voté à l'unanimité une motion en ce sens, mercredi, à Edmonton. « Nous avons besoin de montrer que cela est réel et que cela arrive à nos femmes aujourd'hui », explique Rose Laboucan, chef de la nation Driftpile.

La Gendarmerie royale du Canada a recensé 1017 meurtres et 164 disparitions de femmes autochtones entre 1980 et 2012. Ces cas représentent 16 % de l'ensemble des homicides de femmes et 11,3 % de l'ensemble des disparitions de femmes, alors que seulement 4 % des Canadiennes sont autochtones.

En dépit de ces chiffres, le premier ministre Stephen Harper a écarté une nouvelle fois, en août, l'idée d'une enquête nationale. De son côté, le nouveau premier ministre de l'Alberta, Jim Prentice, a déclaré mardi qu'il n'est pas opposé à une telle enquête, mais qu'il préférerait se concentrer sur les difficultés auxquelles se heurtent les femmes autochtones, comme la pauvreté.

Les chefs autochtones de la province espèrent rencontrer Jim Prentice au cours des prochains mois pour le convaincre de soutenir leur cause.

Un mouvement qui prend de l'ampleur

Plus tôt ce mois-ci, des femmes autochtones ont commencé à publier des photos d'elles-mêmes sur les réseaux sociaux, avec la mention « Je ne suis pas la prochaine », en référence aux femmes mortes et aux disparues. Cette campagne très populaire a été lancée par la cousine d'une femme autochtone retrouvée morte au Nouveau-Brunswick.

Mardi, à Winnipeg au Manitoba, des proches des certaines femmes disparues ont découvert des ossements aux abords de la rivière Rouge. Le groupe a commencé à draguer la rivière pour tenter d'y retrouver des corps de femmes disparues.

Alberta

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