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Exclusif

Bombardier a des cibles de sous-traitance en Inde et au Mexique

Les Q400 NextGen de Bombardier Aéronautique

Photo : Mark Blinch/Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Depuis deux ans, Bombardier Aéronautique a pour objectif de confier des tâches d'ingénierie en sous-traitance dans des pays comme l'Inde ou le Mexique.

Un texte de Julie VaillancourtTwitterCourriel

Des documents internes de Bombardier, dont Radio-Canada a obtenu copie, indiquent qu'en 2013, la compagnie avait pour cible de confier en sous-traitance « 8 % des tâches d'ingénierie - l'équivalent de 95 emplois à temps plein - dans des pays comme l'Inde ou le Mexique ».

Pour 2014, la cible est encore plus élevée : l'équivalent de 120 emplois à temps plein, soit 10 % de l'ingénierie, doit être confié en sous-traitance dans des « pays à faible coût », peut-on lire dans ces documents.

Un employé de Bombardier qui travaille dans le domaine de l'ingénierie, mais qui tient à préserver l'anonymat par peur de représailles, est outré.

« Bombardier est une entreprise qui reçoit beaucoup de subventions sous différentes formes. Si ça sert à développer l'entreprise localement, c'est bien, il y a un retour. Mais si ça sert à développer à d'autres endroits, c'est se servir des taxes des gens d'ici pour aller ailleurs. »

— Une citation de  employé de Bombardier ayant requis l'anonymat

Cet été, l'entreprise avait déjà fait valoir qu'elle pourrait déménager ses opérations de recherche et développement à l'étranger lorsque l'Ordre des ingénieurs du Québec avait remis des constats d'infraction à 27 personnes qui accomplissent du travail d'ingénieur chez Bombardier sans détenir le titre professionnel nécessaire.

Le fait que la compagnie cible maintenant directement les tâches d'ingénierie comme pouvant être confiées en sous-traitance à l'étranger inquiète l'employé qui a accepté de nous parler sous le couvert de l'anonymat.

« Normalement, les tâches d'ingénierie, c'est la matière grise, la valeur ajoutée d'un constructeur. Là, on crée de nouveaux centres, on fait un transfert de connaissances et lorsqu'il y aura des coupures, elles ne se feront pas là-bas, mais ici. »

— Une citation de  employé de Bombardier ayant requis l'anonymat

Appelée à commenter, Bombardier dit regretter que des documents confidentiels aient été divulgués sur la place publique. La porte-parole de la compagnie, Isabelle Gauthier, affirme qu'il n'est pas question de couper des emplois d'ingénieurs à Montréal.

Mais lorsque nous avons insisté en lui demandant si, oui ou non, un certain pourcentage des tâches d'ingénierie avaient été confiées en sous-traitance à l'étranger depuis deux ans, la porte-parole a indiqué qu'elle ne pouvait pas répondre à la question.

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