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Le PQ talonne le gouvernement sur l'emploi et attaque sa politique d'austérité

Le chef de l’opposition, Stéphane Bédard, questionne le gouvernement de Philippe Couillard à l’occasion de la rentrée parlementaire à Québec le 16 septembre 2014.

Le chef de l’opposition, Stéphane Bédard, questionne le gouvernement de Philippe Couillard à l’occasion de la rentrée parlementaire à Québec le 16 septembre 2014.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Comment les compressions budgétaires seront-elles appliquées par le gouvernement libéral et sur quelles cibles s'abattront-elles? C'est dans ce climat d'incertitude que s'est effectuée mardi à Québec la rentrée parlementaire, avec deux camps bien positionnés l'un contre l'autre.

D'un côté, le gouvernement de Philippe Couillard qui s'aligne résolument sur une politique d'austérité et, de l'autre, l'opposition officielle formée du Parti québécois,qui presse les libéraux d'aborder le problème autrement, soit en créant des emplois.

D'entrée de jeu, Stéphane Bédard, chef de l'opposition officielle et leader intérimaire du PQ, a raillé le premier ministre Couillard en affirmant que ce dernier avait mené sa campagne électorale en faisant miroiter les bienfaits de « l'effet libéral », advenant l'élection d'un gouvernement formé par son parti.

« Le premier ministre », de dire Stéphane Bédard « [...] s'était même engagé à créer 250 000 emplois au Québec, par magie. Or, depuis l'arrivée d'un gouvernement libéral, c'est tout le contraire qui est arrivé. Il s'est perdu 50 000 emplois à temps plein, les revenus du gouvernement reculent, l'emploi malheureusement et l'économie aussi. L'effet libéral est négatif. »

« Est-ce que le premier ministre peut cesser de chercher des solutions uniquement dans l'austérité et agir pour stimuler les revenus? », a demandé Stéphane Bédard au premier ministre Couillard, tout en réclamant du même souffle « un plan économique pour relancer l'emploi au Québec ».

« Bien sûr qu'il y a un plan de relance économique », a rétorqué Philippe Couillard : « il y a le redressement des finances publiques, mais il y a la relance également qui s'appuie sur le Plan Nord, la stratégie maritime, les petites et moyennes entreprises, les ressources naturelles, y compris nos surplus d'hydro-électricité qui sont un avantage considérable, et l'économie basse en carbone. »

Philippe Couillard a affirmé aux élus que son gouvernement tenait aux services publics liés à l'éducation, à la santé et à la famille. 

La reprise est lente, nous le savons, partout en Amérique, mais nous prenons tous les moyens pour renverser cette tendance et créer de l'emploi au Québec. Ce qui, en passant, est notre priorité.

Une citation de :Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard

Mais, pour le PQ, ce sont les familles, et principalement les familles de la classe moyenne, qui vont souffrir des compressions que s'apprêtent à appliquer les libéraux.

Des rumeurs de compressions en santé et en éducation

De son côté, le chef de la CAQ, François Legault, a souligné en conférence de presse l'existence de  « toutes sortes de rumeurs sur les garderies, les congés parentaux et autres ». « On va piger toujours dans la même poche du contribuable. Ce contribuable est un consommateur, il représente 60 % de l'économie. C'est un cocktail explosif », a-t-il déclaré.

Quant aux compressions à venir, qui font l'objet de nombreuses rumeurs, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a déclaré qu'il n'y aurait pas de coupes dans les services aux élèves.

« Les livres vont continuer à être achetés, les petits-déjeuners vont continuer à être servis et l'aide aux devoirs sera maintenue », a-t-il affirmé.

Le ministre Bolduc a par ailleurs fait l'objet d'attaques nourries de la part de l'opposition en ce qui concerne les primes qu'il a touchées lorsqu'il a cumulé pendant dix-huit mois les fonctions de médecin et de député. 

Avec les informations de La Presse canadienne

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