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Accident mortel entre un autobus et un train à Ottawa : un an plus tard, des questions demeurent

Des fleurs ont été déposées sur le site de l'accident mortel à Ottawa, entre un autobus et un train de Via Rail.

Des fleurs ont été déposées sur le site de l'accident mortel à Ottawa, entre un autobus et un train de Via Rail.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Jeudi, il y aura un an que six Ottaviens ont perdu la vie dans un tragique accident entre un autobus et un train. Le 18 septembre 2013, vers 8 h 45, un autobus d'OC Transpo à deux étages frappait de plein fouet un train de passagers de Via Rail, dans le quartier Barrhaven.

L'impact a fait six morts. Le chauffeur Dave Woodard et cinq passagers ont perdu la vie, soit Rob More, 35 ans, Kyle Nash et Conor Boyd, deux étudiants de l'Université Carleton âgés de 21 ans, Karen Kryzewski, 53 ans, et Michael Blakeney, 57 ans.

L'accident à Ottawa, entre un autobus et un train de Via Rail, a fait six victimes, le 18 septembre 2013.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'accident à Ottawa, entre un autobus et un train de Via Rail, a fait six victimes, le 18 septembre 2013.

Le choc a été si fort qu'il a arraché le devant de l'autobus et fait dérailler le train.

De nombreuses personnes ont été projetées à l'extérieur de l'autobus et plus d'une trentaine ont été blessées, certaines grièvement.

Les passagers du train ont eux aussi été secoués, voire troublés, sans toutefois vraiment subir de séquelles physiques.

Les barrières, ça descendait et les personnes criaient parce qu'il ne ralentissait pas. Puis, c'est trop tard [...] il a mis son pied sur les brakes, puis c'était trop tard.

Une citation de :Alex Bégin, témoin

Les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports (BST) se sont rapidement mis à pied d'oeuvre.

« Nous allons évaluer le passage à niveau, sa conception et les lignes de visibilité. Nous allons vérifier les systèmes d'avertissements et les barrières afin de s'assurer qu'ils fonctionnaient correctement », a expliqué l'organisme.

Les enquêteurs ont rapidement confirmé que les feux de signalisation, les cloches et les barrières se sont activés 47 secondes avant l'impact. Les barrières étaient quant à elles complètement à l'horizontale 25 secondes avant l'impact.

Depuis, des arbustes ont été coupés pour la visibilité et la vitesse des autobus a été réduite.

Malgré ces mesures, il reste encore à déterminer les causes précises de la tragédie.

Le Bureau de la Sécurité des transports a annoncé, mardi, qu'il fera une mise à jour de son enquête mercredi prochain, le 24 septembre.

Arrêt obligatoire?

Par ailleurs, certains se demandent si les véhicules d'OC Transpo ne devraient pas systématiquement s'arrêter aux passages à niveau.

C'est le cas au Québec, mais le Code de la route de l'Ontario ne requiert pas de tels arrêts lorsque les signaux d'avertissement sont inactifs. Seuls les autobus d'écoliers doivent le faire.

Un rapport indépendant, commandé par la Ville d'Ottawa, a conclu au printemps dernier qu'il est au contraire plus dangereux d'arrêter les véhicules à ces passages. Selon cette analyse, le risque d'accident augmenterait de 17,4 %.

Paradoxalement, la signalisation au passage à niveau, qui fonctionnait normalement le matin du drame, soulève l'inquiétude des citoyens de Barrhaven.

À au moins une douzaine d'occasions l'hiver dernier, les barrières de l'un ou l'autre des sept passages à niveau du quartier se sont abaissées sans raison. Parfois, ils n'ont pas remonté.

Cette situation a depuis été partiellement réglée.

D'après le reportage de Stéphane Leclerc

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