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Les promesses de Londres aux Écossais en fin de parcours référendaire

Archipel des Hébrides en Écosse

Archipel des Hébrides en Écosse

Photo : Cathal McNaughton / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À l'avant-veille du référendum sur l'indépendance, les trois grandes formations politiques britanniques se sont engagées mardi à garantir à l'Écosse, si elle reste dans le Royaume-Uni, un niveau élevé de dépenses publiques et à accorder aux Écossais le contrôle de leurs dépenses de santé.

Alors que le scrutin pourrait se jouer dans un mouchoir de poche, le premier ministre écossais Alex Salmond a fait de la protection sociale et de l'avenir du système de santé la pierre de touche de son discours pour la sécession.

Dans le cadre d'un accord conclu sous l'égide de l'ex-premier ministre travailliste Gordon Brown, né en Écosse, les dirigeants des trois grandes formations traditionnelles britanniques disent vouloir maintenir un niveau plus élevé de dépenses publiques pour l'Écosse que pour le reste du
Royaume-Uni.

« Les gens veulent voir les choses changer », lit-on dans le texte de cet accord, que publie mardi le journal écossais Daily Record et que cosignent le premier ministre David Cameron (conservateur), le chef de file du Labour Ed Miliband et le leader libéral-démocrate Nick Clegg.

« Un vote contre (l'indépendance) permettra des changements plus rapides et meilleurs qu'une sécession. »

— Une citation de  ajoutent les signataires

Dans le camp des partisans du oui, on estime que ces engagements, qui arrivent tard dans la campagne, ne sont que des « promesses creuses » tenues par des partis qui ne sont pas d'accord entre eux.

« Les Écossais ne sont pas des crétins. Nous sommes à deux jours du référendum et nous nous retrouvons avec des promesses creuses, qui seront soi-disant tenues. »

— Une citation de  Nicola Sturgeon, la vice-première ministre de l'Écosse
L'Écosse entre le oui et le non

Brown met en avant sa « fierté patriotique »

David Cameron, qui se retrouvera sur la sellette si les Écossais se séparent du Royaume-Uni, a averti lundi à Aberdeen qu'il n'y aurait pas de retour possible dans le giron du Royaume-Uni et qu'une sécession risquait d'être douloureuse.

Lors de cette dernière visite avant le scrutin, il a imploré les Écossais de ne pas choisir l'indépendance simplement parce qu'une partie de ses électeurs ne l'apprécient pas lui ou son gouvernement.

Alex Salmond lui a répondu en déclarant que l'Écosse tenait là une occasion unique de prendre son destin en main.

« La prochaine fois qu'il viendra en Écosse, ce ne sera pas pour tenir un discours alarmiste de dernière minute, mais après un oui et pour ouvrir de sérieuses discussions post-référendaires », a poursuivi le chef de file des indépendantistes.

Dans la dernière ligne droite de la campagne, Gordon Brown a une nouvelle fois défendu la cause unioniste devant une foule de travaillistes réunis à Clydebank, une petite ville située à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Glasgow et qui a autrefois été le poumon de l'industrie navale écossaise.

« Je ne laisserai personne défier ma fierté patriotique d'être Écossais, a-t-il lancé avant de prévenir : si vous votez oui au référendum du 18 septembre, cela coupera les derniers liens qui existent, les relations que nous avons avec nos amis, voisins et familles. »

L'ancien premier ministre travailliste, qui a déjà exposé un calendrier de décentralisation en faveur de l'Écosse, joue un rôle de premier plan pour tenter de dissuader les électeurs de choisir la voie de l'indépendance.

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