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Les États-Unis dans la bataille contre l'Ebola

Le président américain, Barack Obama, en visite au Centre de contrôle et de prévention des maladies à Atlanta.

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Pablo Martinez Monsivais

Reuters

Barack Obama a présenté mardi un vaste plan d'aide à la formation des travailleurs de santé en Afrique de l'Ouest et annoncé la construction de 17 centres de traitement contre l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola.

Le président américain, souvent critiqué ces derniers temps pour son manque d'initiative dans cette crise sanitaire de grande ampleur, a dévoilé ce programme pendant une visite du Centre de contrôle et de prévention des maladies à Atlanta, en Georgie.

C'est une épidémie qui n'est pas seulement une menace pour la sécurité régionale, c'est une menace potentielle pour la sécurité mondiale si ces pays s'effondrent, si leurs économies implosent, si les gens paniquent.

Le président Barack Obama

Le plan « vise à garantir l'efficacité de la réponse d'ensemble de la communauté internationale » et à « monter en puissance afin d'inverser le cours de cette crise », a déclaré un haut responsable à la presse à la veille de ce déplacement.

Selon le dernier pointage de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'épidémie a fait plus de 2400 morts depuis mars en Afrique de l'Ouest, sur 4784 cas recensés.

Le plan américain prévoit la mise en place d'un centre de commandement à Monrovia, la capitale du Liberia, pour coordonner les efforts de lutte grâce à 3000 militaires. Le personnel médical militaire américain formera à la lutte contre l'Ebola quelque 500 travailleurs de la santé par semaine pendant environ six mois.

Les centres de traitement seront construits rapidement, et ils compteront chacun 100 lits. La stratégie américaine sera assortie d'une distribution de 50 000 trousses de soins à domicile et la mise en place d'une campagne publique pour éduquer la population sur la gestion des patients de la maladie.

L'OMS crie à l'aide

L'OMS estime que les trois pays les plus touchés - Guinée, Liberia et Sierra Leone - ont besoin de trois à quatre fois plus de personnel médical, soit environ 600 professionnels de la santé étrangers et un millier de locaux.

L'administration Obama a demandé au Congrès d'autoriser le déblocage de 88 millions de dollars pour la lutte contre l'Ebola, dont 58 millions pour accélérer la production du vaccin ZMapp et de deux autres traitements expérimentaux.

L'Agence américaine pour le développement international (USAID) va par ailleurs participer à un programme de distribution de kits de protection à 400 000 foyers libériens
exposés à la maladie.

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