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L'indépendance de l'Écosse mènerait à « un divorce douloureux », selon Cameron

Le premier ministre britannique, David Cameron

Le premier ministre britannique, David Cameron

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/PA, Lynne Cameron

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre britannique, David Cameron, a une fois de plus exhorté les Écossais à voter contre l'indépendance jeudi. Ce choix les lierait « pour toujours », a-t-il plaidé lors de son dernier déplacement en Écosse.

« Si l'Écosse vote oui, le Royaume-Uni se scindera et nous suivrons des chemins différents pour toujours », a déclaré le premier ministre britannique en visite à Aberdeen, troisième ville de l'Écosse, présentant l'indépendance comme « un divorce douloureux ».

« S'il vous plaît, restez [...] Je vous en supplie, ne brisez pas cette famille. »

— Une citation de  David Cameron, premier ministre britannique

Les Britanniques veulent passionnément voir les Écossais rester au sein du Royaume-Uni, a plaidé M. Cameron devant quelque 800 personnes, ajoutant que l'Écosse ne devait pas choisir l'indépendance simplement parce qu'une partie de ses électeurs ne l'apprécient pas lui ou son gouvernement.

Comme il l'a déjà fait à Édimbourg la semaine dernière, le premier ministre Cameron a promis que l'Écosse recevrait un « vaste programme sans précédent de décentralisation » si elle rejetait l'indépendance.

Il s'agissait d'une deuxième visite en Écosse pour le premier ministre Cameron en moins d'une semaine.

Washington pour un Royaume-Uni « fort et uni »

Un porte-parole de la Maison-Blanche a repris les mots prononcés par le président Barack Obama, début juin à Bruxelles, disant que les États-Unis souhaitent que le Royaume-Uni soit un partenaire « fort, robuste, uni ». À trois jours du vote, Josh Earnest a ajouté toutefois que « la décision appartient aux Écossais ».

L'Écosse entre le oui et le non

L'incertitude demeure totale en Écosse sur l'issue du vote de jeudi. Les sondages laissent entrevoir un vote extrêmement serré. Les deux camps n'ont pas connu de répit en fin de semaine dernière, mais l'exécution par l'État islamique de l'otage David Haines, un travailleur humanitaire écossais de 44 ans, a toutefois jeté une ombre sur la campagne.

Le premier ministre écossais et chef du camp du oui, Alex SalmondAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre écossais et chef du camp du oui, Alex Salmond

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Andrew Milligan/PA

Contrer l'alarmisme

De son côté, le premier ministre écossais et chef du camp du oui, Alex Salmond, a cherché à convaincre des responsables économiques à Édimbourg des avantages de l'indépendance pour contrer l'alarmisme affiché par les milieux financiers. Il a accusé Londres de mener une campagne négative et il a répété vouloir créer une Écosse « plus prospère » et « plus juste ».

M. Salmond a d'ailleurs reçu l'appui du Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, qui estime qu'il y avait « peu de fondements à l'alarmisme » exprimé par le secteur financier.

Le péquiste Alexandre Cloutier inspiré

Délégué par le Parti québécois en Écosse pour observer la situation sur le terrain, le député du PQ Alexandre Cloutier, constitutionnaliste de formation et ancien ministre des Affaires intergouvernementales, s'enthousiasme devant la stratégie référendaire du camp indépendantiste écossais. Le Parti québécois « a beaucoup à apprendre de ce qui est fait ici. »

« Nous, on a essayé une façon de faire en 1980, une autre en 1995. Maintenant, on est en 2014, je pense qu'il est temps que le Parti québécois commence un nouveau cycle, une nouvelle ère, avec une nouvelle approche et effectivement, il y a des éléments de la démarche écossaise qui sont inspirants. »

— Une citation de  Alexandre Cloutier
Alexandre Cloutier, en entrevue sur Skype.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alexandre Cloutier, en entrevue sur Skype.

« Les jeunes semblent favorables au mouvement indépendantiste écossais, les intellectuels, de même que les nouveaux arrivants. Évidemment, ce sont trois groupes que chez nous, on doit absolument aller chercher si on veut réussir et que le Québec devienne réellement un pays », dit Alexandre Cloutier.

Le camp du oui arrive particulièrement bien à convaincre les minorités culturelles d'envisager l'option de l'Indépendance, estime le député. « Le Parti québécois a fait beaucoup d'effort par le passé [pour charmer ces communautés], et je dois vous dire qu'il faut qu'il en fasse encore plus. Parce qu'ici, ça fonctionne ». M. Cloutier doit d'ailleurs rencontrer demain un groupe de « Polonais pour le Oui » et d' « Asiatiques pour le Oui ». Il compte apprendre comment ces deux groupes en sont venus à adoter une position souverainiste. 

« De toute évidence, les communautés culturelles se sentent partie prenante. Ils ont le goût d'embarquer dans cette démarche d'une Écosse indépendante. Alors c'est bien évidemment un modèle d'inspiration pour nous », conclu le député souverainiste.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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