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Peut-on accuser Québec de partisanerie dans ses nominations à l'étranger?

La façade de la Délégation générale du Québec à Paris, au 66 rue Pergolèse

La façade de la Délégation générale du Québec à Paris, au 66 rue Pergolèse

Photo : ministère des Relations internationales et de la Francophonie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les députés du Parti québécois accusent les libéraux d'avoir procédé à des nominations partisanes, en nommant les ex-députés Line Beauchamp déléguée québécoise au sein de la délégation canadienne à l'UNESCO et Christos Sirros délégué général à Londres. Pourtant, tous les partis font la même chose.

Un texte de Hugo LavalléeTwitterCourriel

En 2012, le gouvernement de Pauline Marois a nommé André Boisclair délégué général du Québec à New York. Quelque temps plus tard, Investissement Québec, une société d'État, a nommé Jean-Yves Duthel, un proche du mari de Pauline Marois, comme représentant en Allemagne. À l'époque, les libéraux avaient dénoncé ces nominations, alors que les péquistes les avaient défendues.

Les rôles étaient inversés en 2005 quand Jean Charest avait nommé Wilfrid-Guy Licari délégué général à Paris. L'ancien ambassadeur du Canada était réputé être un ami du premier ministre Charest. L'opposition péquiste s'était insurgée, tandis que les libéraux défendaient la compétence de l'homme.

Nouvelle inversion des rôles en 1994 alors que le gouvernement de Jacques Parizeau, fraîchement élu, imposait un important remue-ménage dans les délégations à l'étranger. À l'époque, le ministre des Affaires internationales, Bernard Landry, avait été clair : « Il n'est pas question [...] de règlements de compte ou d'approche grossièrement partisane, mais il faut [à l'étranger] des gens qui vont représenter la pensée du gouvernement », avait-il déclaré le 28 septembre 1994. Il faut dire le gouvernement du PQ se préparait au référendum sur la souveraineté, d'où l'importance, pour les péquistes, d'avoir des délégués qui étaient au diapason avec l'approche gouvernementale.

Un rapport préparé par André Perrault et déposé en novembre 201 (Nouvelle fenêtre)3 (Nouvelle fenêtre) à la demande du gouvernement Marois proposait de clarifier les critères d'embauche dans la haute fonction publique et d'instaurer une évaluation impartiale des candidats (Nouvelle fenêtre). Le rapport est cependant resté lettre morte.

« Les nominations partisanes en général sont l'objet d'une préoccupation dans notre parti. On va en discuter. Je pense que les citoyens ont une préoccupation sur cette question-là. On reviendra, après cette discussion interne, avec des propositions », disait Philippe Couillard le 16 avril 2013, alors que son parti était dans l'opposition. Le nouveau premier ministre est toutefois resté coi sur la question depuis son élection.

Épreuves des faits

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