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Être policier à Rouyn en 1920... une autre réalité!

Commission des liqueurs et poste de police vers 1930 à Rouyn.

Commission des liqueurs et poste de police vers 1930 à Rouyn.

Photo : BAnQ Rouyn-Noranda, Fonds L'Action catholique

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avila Charlebois est devenu policier à la fin des années 20 à Rouyn, alors que le tout premier poste de police venait d'être construit.  Son fils Yvain Charlebois l'a été à son tour dans les années 40.  Leurs souvenirs relatent l'histoire des débuts de Rouyn-Noranda du point de vue des policiers de l'époque.

Reportage de Karine Mateu

Au début,  ils n'étaient pas nombreux. Quatre policiers seulement travaillaient à Rouyn et le poste de police était une bâtisse bien rustique (voir photo ci-dessus).

Il y avait des cellules d'installées là-dedans puis on avait un petit bureau et les types qui étaient emprisonnés tempêtaient après nous autres et nous chantaient toutes sortes de noms et nous traitaient de toutes sortes de choses. Il fallait endurer ça.  Et il n'y avait pas de toilettes là-dedans. Il fallait les sortir dehors, rester là pour ne pas qu'ils se sauvent et les ramener en prison.

Une citation de :Avila Charlebois

Les prisonniers étaient alors transférés à Amos et, par la suite, à Ville-Marie lorsque la prison fut construite.

Cette entrevue avec Avila Charlebois a été réalisée en 1976 pour le 50e anniversaire de Rouyn-Noranda.

Avila Charlebois y raconte aussi que l'on y jouait aux cartes à l'argent même si cela était illégal.

C'était défendu de jouer aux cartes à l'argent, donc on rentrait là et on les arrêtait et  on saisissait l'argent, 1800 ou 2000 dollars, ça dépendait des joueurs qu'il y avait. 

Une citation de :Avila Charlebois

De père en fils

Son fils Yvain Charlebois devient, à son tour, policier à Rouyn, en 1943. Il le sera ensuite à Noranda en 1945, avant d'y devenir chef de police, deux ans plus tard, à l'âge de 27 ans.

Dans les années 1940, les policiers étaient mieux équipés que dans les années 20, mais la technologie demeurait limitée.

Nous n'étions pas équipés de radios comme aujourd'hui. Alors, il fallait absolument qu'on soit sur la rue pour effectuer notre travail. Alors, on avait pensé à un système de lumière rouge.  C'était une lumière qui était sur le plus haut point d'un poteau à différents coins de rue.  Alors, si au poste de police on avait reçu un appel et qu'on avait besoin de nous, on allumait la lumière.  Le patrouilleur voyait la lumière rouge et trouvait un téléphone et communiquait avec le service et alors, on le mettait au courant de ce qu'il devait faire. On devait entrer dans les restaurants, dans les hôtels, les commerces, de jour comme de nuit.

Une citation de :Yvain Charlebois

Et capturer des bandits à l'époque n'était pas de tout repos.  Yvain Charlebois se souvient d'une longue poursuite de la rue Principale au lac Bruyère...  Pour découvrir cette histoire, écoutez la capsule de la journaliste Karine Mateu.

Sources

Entrevues Avila Charlebois et Yvain Charlebois: BAnQ Rouyn-Noranda, Fonds Comité du 50e anniversaire de Rouyn-Noranda, 1976, Cote : P34,S2,P147.

En entendre davantage...

Capsule les ''Forces de l'ordre'' (Nouvelle fenêtre): L'indice du bonheur, audio-circuit, Rouyn-Noranda, Société d'histoire de Rouyn-Noranda.

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