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Kinova met la robotique au service de l'humain

Isabelle Ducharme utilise Jaco, un bras articulé muni d'une main robotisée qui a été créé et fabriqué par l'entreprise Kinova, de Boisbriand

Isabelle Ducharme utilise Jaco, un bras articulé muni d'une main robotisée qui a été créé et fabriqué par l'entreprise Kinova, de Boisbriand

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2014 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il y a plus de 25 ans, un accident de la route a cloué Isabelle Ducharme dans un fauteuil roulant. « Comme mes bras bougent très peu et mes doigts pas du tout, quand je veux faire quelque chose, c'est toujours compliqué », dit-elle.

Un texte de Vincent MaisonneuveTwitterCourriel

Aujourd'hui, un bras robotisé fixé à son fauteuil lui permet de saisir un verre et boire sans l'aide de personne. « Je peux maintenant prendre mon café comme tout le monde le matin. J'ai quand même passé 25 ans sans être capable de le faire. »

Cette plus grande autonomie, Isabelle Ducharme la doit à Jaco, un bras articulé muni d'une main robotisée qui a été créé et fabriqué par l'entreprise Kinova, de Boisbriand. 

Le président et cofondateur de Kinova, Charles Deguire, a grandi avec trois oncles atteints de dystrophie musculaire. « Leur motivation était toujours de faire les choses seul et j'ai grandi en voyant ça ».

Passionné par la robotique, Charles Deguire a décidé de mettre ses talents d'ingénieur au service des personnes à mobilité réduite. Le bras robotisé développé par Kinova devrait bientôt permettre à une personne qui ne bouge qu'un seul doigt de prendre un repas complet en 20 minutes.

« Présentement, on est à 40 minutes, souligne le président de l'entreprise. Il y a un an, c'était une heure et quart. On progresse très vite. »

Pour Isabelle Ducharme, cette plus grande autonomie a transformé son quotidien. Grâce à son bras robot, elle peut enfin récupérer un objet qui tombe au sol. Elle n'a plus peur de laisser échapper le téléphone et de passer toute une journée sans pouvoir le récupérer.

« Ça peut être très compliqué si j'échappe le téléphone. Je ne peux pas prendre un bâton ou une pince. Donc, il restait au sol le reste de la journée. Si cela arrive le matin, tu ne peux pas le ravoir avant 22 h le soir quand quelqu'un vient t'aider pour le coucher. Maintenant, au lieu de passer 8 heures ou 10 heures sans téléphone, ça me prend deux minutes pour le ramasser. »

— Une citation de  Isabelle Ducharme

Pas couvert pas l'assurance maladie

Le robot coûte 35 000 $. Isabelle Ducharme était militaire lorsqu'elle a eu son accident, et les assurances des Forces canadiennes ont payé la facture. Cependant, l'assurance maladie ne couvre pas une telle dépense. Kinova en vend donc très peu au Québec.

L'entreprise expédie plutôt l'essentiel de sa production en Europe, notamment aux Pays-Bas. Charles Deguire explique que les assureurs aux Pays-Bas remboursent l'achat de ce genre d'équipement.

« Si vous n'êtes pas capable de manger seul, ils vont vous payer un préposé ou vous offrir une solution technique. On n'est pas rendu là au Québec ou au Canada. Aux Pays-Bas, ils ont fait les études et ils estiment que l'on peut remplacer jusqu'à deux heures de préposés chaque jour pour une personne lourdement handicapée. »

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