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C'est possible de vivre avec 1500 $ par mois

Robert Cronier et Valérie Croteau pensent qu'il est faux de croire que vivre avec 1500 $ par mois est difficile. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Notre série de reportages sur la retraite a fait réagir, particulièrement en ce qui a trait au revenu à la retraite. Robert Cronier et Valérie Croteau nous ont écrit. Selon eux, il est faux de croire que vivre avec 1500 $ net par mois est difficile. Ils ont d'ailleurs accepté de nous livrer leur recette pour bien vivre avec peu.

Un texte de Maxime BertrandTwitterCourriel

C'est essentiellement une question de choix. « Ma passion première, c'est le voyage, l'aventure, sac à dos, le sport », affirme Robert Cronier. Sa compagne, Valérie Croteau, et lui-même ne sont pas seulement épris d'aventure et de vie en plein air, ils ont également fait de la simplicité leur credo.

« Moi, entre autres, j'aime être indépendante et pouvoir compter aussi que sur moi », soutient Mme Croteau. « D'avoir des dettes, d'avoir une hypothèque, d'avoir une voiture à payer, moi ça me rendrait stressée. J'aurais de la difficulté à vivre avec ça, avec les fins de mois qui arrivent », renchérit M. Cronier.

Leur demeure est à leur image : un coquet et sobre quatre pièces et demie paré de souvenirs de voyages. Des voyages qui leur ont permis de comprendre que l'essentiel n'est pas matériel.

Valérie Croteau insiste sur la nécessité de ne pas vivre au-dessus de ses moyens. « On a l'appartement, l'électricité, puis le téléphone à payer et la nourriture. C'est tout ce qu'on a à payer par mois finalement d'obligatoire », dit-elle.

Robert Cronier, 45 ans, est intervenant au Centre jeunesse de Montréal, Valérie Croteau, 35 ans, est spécialiste des avantages sociaux. Leur revenu familial net est de 78 000 $ par année et ils dépensent moins de la moitié de leur revenu mensuel de 6000 $.

Budget mensuel du couple Cronier-Croteau

800 $ pour le loyer, le téléphone et l'électricité;

630 $ pour la nourriture;

872 $ sont consacrés à d'autres postes de dépense  (vêtements, médicaments, dentiste, entraînement, voitures, loisirs, etc.);

Total : 2302 $ par mois, environ 28 000 $ par année.

Robert et Valérie n'ont ni Internet, ni cellulaire, ni câble. Ils vont rarement au restaurant, au cinéma encore moins. Une fois les dépenses courantes réglées, ils disposent donc d'un montant substantiel.

Qu'en font-ils? Ils épargnent, surtout, s'offrent des voyages à bas prix et de petits plaisirs.

Notre dossier

Selon l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF) du nord de Montréal, le couple illustre bien un principe : l'importance de s'interroger, de revoir sa façon de consommer.

« Ces gens-là, apparemment, ils sont allés vraiment très loin dans la notion et c'est tout à leur honneur, mais sauf qu'on ne peut pas l'imposer à tout le monde », soutient la conseillère budgétaire Johanne Arnould. D'autant plus que Valérie et Robert n'ont pas d'enfants.

Les deux partenaires savent qu'ils sortent du lot, mais ils préparent déjà leur avenir. « En ce moment, notre rythme de vie il est comme si on était un petit peu à la retraite. Arrivés à la retraite avec un plus petit montant, ça ne sera pas quelque chose qui va vraiment changer ma vie, je vais être déjà habitué », affirme Robert Cronier.

« Je ne me prive pas. Pour moi, j'ai tout ce dont j'ai besoin et tout ce que je désire », conclut Valérie Croteau.

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